Le Racing à l’arraché

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    Le Racing à l’arraché
Publié le , mis à jour

Les joueurs du Racing 92 ont été menés au socre en deuxième mi-temps, par une équipe de Grenoble assez inspirée. Ils ont repris l'avantage en poursuivant leur travail de sape. Mais la fin de match aurait pu leur échapper (29-24).

Le résumé

On a bien cru à l’exploit des Grenoblois, qui en avaient bien besoin pour se relancer dans la course au maintien. On a cru que cette équipe très entreprenante, accrocheuse en défense, et qui jouait de façon assez juste chacun de ses ballons, allait renverser cette équipe du Racing sur son propre terrain, lorsqu’elle a pris la tête la seconde mi-temps à peine commencée (14-17 après l’essai de Laurent Bouchet à la 43eme minute). Les entreprises grenobloises bénéficiaient d’une grande qualité de transmission du ballon. Leur jeu de mouvement touchait souvent au but. Le Racing 92 imposait son défi physique habituel - les Franciliens ne tapaient pas les pénalités au profit de tentatives d’essai sur pénaltouche - mais la défense de Grenoble tenait bon. On y croyait. Et puis le Racing a haussé un peu le ton. En défense, les Franciliens ont opté pour une défense inversée qui tout d’un coup, a gêné la continuité du jeu grenoblois. En attaque, ils ont un peu mieux développé leurs initiatives. Du coup ils ont pesé davantage. Et par deux fois, ils ont fait craquer les Grenoblois. La première sur une mêlée des Grenoblois perdue à 5 mètres de leur ligne. Van der Merwe a conclu en force face à Wisniewski la séance de jeu au prés qui a suivi. La seconde par un essai de Chavancy en bout de ligne (26-17, puis 29-17 après une pénalité de Dambielle). Grenoble a été distancé, mais n’a pas lâché. Les hommes de Jackman sont revenus au score (essai de Farell à la 71e et 29-24) et ils ont bénéficié d’un lancer à 5 mètres à 2 minutes de la fin. Mais la combinaison tentée en début d’alignement n’a pas fonctionné. Ils repartent avec un bonus défensif bien mérité. 

 

L’essai du match

Il a été inscrit par le troisième ligne de Grenoble Fabien Alexandre, à la 10ème minute de jeu. Un modèle de ce que les Grenoblois sont capables de faire quand tout fonctionne dans leurs entreprises collectives totales. Les partenaires de Wiesniewski avaient pourtant bien mal débuté la rencontre. Un en avant sur le coup d’envoi de Rory Grice avait immédiatement installé les Racingmen dans leur camp. Leur défense avait tenu le coup sur un premier rush, mais sur la mêlée récupérée, l’introduction du demi de mêlée Lilian Saseras avait été jugé illicite. Sur le bras cassé, le Racing a inscrit son premier essai. Deux fautes idiotes en 6 minutes avaient lancé le match de la pire des manières. C’est alors que les Grenoblois sont sortis de leur boîte. Sur un simple renvoie aux 22 mètres joué vite pour lui même d’Estebanez, ils récupéraient la balle et lançaient un mouvement d’envergure.  Justesse des choix, technique de passe parfaite, et soutien permanent : ils ont mis le feu au terrain. Positionné à l’aile, le troisième ligne Alexandre amorçait un débordement aux abords de la ligne médiane, puis remettait à son intérieur. Il poursuivait son effort et se voyait remettre le ballon à son tour à l’intérieur, pour achever le travail d’une dernière course d’une trentaine de mètres. De la très belle ouvrage.

 

Le joueur 

Avec Jonathan Wisnieswski, Fabrice Estbenez retrouvait comme chaque année le stade de Colombes, où il avait évolué avec les Racingmen avant son départ pour Grenoble. Il n’a pas raté ce pèlerinage. Le centre grenoblois a joué une partie très juste, rehaussé de deux initiatives qui ont amené les deux essais de Grenoble. Sur le premier, c’est lui qui lance le mouvement en décidant de jouer pour lui même le renvoie au 22 mètres. Sur le second, son coup de pied bien dosé dans le champ profond, juste derrière Jo Rokocoko, a provoqué une touche à 5 mètres. Le Racing a perdu cette touche - lancer trop poussé de Szarzewski - et c’est le remplaçant Laurent Bouchet, tout juste rentré en jeu à la mi-temps, qui a récupéré derrière l’alignement lobbé, pour marquer en force. 

Par Guillaume Cyprien

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