Bru : « Le destin ne nous donne rien »

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    Bru : « Le destin ne nous donne rien »
Publié le , mis à jour

Déçu par cette nouvelle défaite, l'entraîneur des avants tricolores Yannick Bru déplorait le manque de réalisme de son équipe, lié selon lui à un manque d'habitude d'évoluer à pareil niveau d'intensité.

À chaud, quel premier sentiment prédomine après ce revers devant les Black (19-24) ?

Mon opinion ce soir (samedi, NDLR), c'est que le destin ne nous donne rien. Il va falloir aller chercher chaque étape de notre progression. Notre projet de jeu et de vie, les joueurs se le sont appropriés, cela paraît évident. Ce qui est évident aussi c'est que dans un match comme celui-ci, on manque trop d'efficacité, la faute à de petits soucis liés à cette intensité de jeu... Mais la satisfaction, c'est que certains joueurs s'affirment de façon spectaculaire.

 

Le paradoxe est que l'équipe de France a donné l'impression de dominer la partie, mais n'a jamais mené au score...

(il coupe) Franchement, on perd sur deux coups de patte néo-zélandais. Le premier sur la passe au pied de Barrett pour Savea, le deuxième sur une interception alors que nous sommes en position de marquer. On le répète toujours, mais à ce niveau, tout se joue sur des détails. Le tempo de l'action est ralenti, un défenseur monte très vite et tente le coup... La différence, c'est peut-être le vécu et l''habitude d'évoluer à ce niveau d'intensité.

 

En tant qu'entraîneur des avants, la touche vous a-t-elle déçu, qui a perdu plusieurs ballons importants en deuxième période ?

On perd quatre ballons en touche face au meilleur contre du monde. On ne va pas se faire mal à la tête pour cela, j'ai plutôt l'impression que globalement notre touche a été à la hauteur. L'essentiel, pour moi, c'est que nos sauteurs étaient démarqués et que les bonnes zones de saut étaient annoncées. Il y a eu quelques lancers lobés. C'est la même chose : il faut vivre ce genre de match pour ne plus commettre les mêmes erreurs. On saura très vite si nous en sommes capables, avec une entame de Tournoi qui va nous confronter une fois de plus, en Angleterre, à ce qui se fait de mieux au niveau mondial.

Nicolas Zanardi
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