Aubenas, jouer n’est pas gagner

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    Aubenas, jouer n’est pas gagner
Publié le , mis à jour

Frustrés mais retrouvés. C’est le paradoxe d’Aubenas/Vals, au retour de son déplacement à Bourg-en-Bresse. Auteurs d’une copie encourageante, les Ardéchois n’ont pourtant rien ramené sur un plan comptable.

Le doute. Aubenas/Vals a dû le surmonter, tout au long de la semaine dernière. Et ce, suite à la défaite concédée face à Chambéry (17-33). Un soir de «honte», du propre aveu des joueurs pour la der de l’année à Dugradus. «Nous avons douté de nous car nous n’étions pas présents dans l’engagement sur ce match, même si nous sommes tombés sur une belle équipe. Le groupe avait donc besoin de se retrouver, de prendre du plaisir» souligne le demi de mêlée Nicolas Helmer. Pari tenu, dimanche à Bourg-en-Bresse. Les Ardéchois n’ont certes rien ramené, mais leur copie est des plus encourageantes. A l’image d’une première mi-temps aboutie, récompensée par deux essais de Nadialobo et Calas (7-15, 40e). «Sur ce match, nous n’avions rien à perdre. Nous souhaitions même montrer que nous étions là, face à des adversaires qui veulent désormais prendre cinq points contre nous. L’équipe a donc fait des choses propres, en respectant le plan de jeu». Une application qui n’est pourtant en rien, le symbole d’un jeu restrictif. Bien au contraire, tant Cyrille Andreu et ses partenaires ont tenté de faire vivre le ballon. Problème, ce contenu s’est délité au fil des minutes. La faute à une certaine indiscipline, sanctionnée notamment par quatre cartons. «Je peux concevoir que nous ayons fait des fautes, mais certaines sont extrêmement sévères. Nous nous sommes même retrouvés à jouer à treize, en deuxième mi-temps. C’est frustrant car nous méritions de ramener au moins un point, de ce déplacement». Aubenas/Vals l’a pourtant tenu, jusque dans les ultimes secondes. Là, où Doy les a définitivement enterrés.

Le derby de la peur

Un cruel dénouement, pour les Albenassiens/Valsois. Si près et si loin à la fois, d’être les premiers à gagner à Verchère cette saison. Pourtant, les hommes de Marc Raynaud et Conrad Stoltz ont eu cette opportunité en main. Et ce, dans le money-time. «Nous sommes menés de six points à sept ou huit minutes de la fin et nous avons une touche dans leur camp. Le problème, c’est que nous la perdons et que derrière, nous ne retouchons plus le ballon. Plusieurs pénalités sont sifflées contre nous et nous nous retrouvons à proximité de notre ligne» rappelle Nicolas Helmer. Le même sens du détail, qui a si souvent fait défaut aux Ardéchois cette saison. Une fatalité que le RCAV veut pourtant conjurer, dès dimanche à Valence/Romans. D’autant plus, dans le derby. «Il s’agit d’un match capital, d’un derby de la peur dont nous ne pouvons passer à côté. Les supporters nous en parlent depuis plusieurs semaines et il faut que nous lâchions tout, même si nous n’avons pas de certitudes». Bien loin de la place de leader, occupée au soir de la première journée. C’était il y a trois mois et Aubenas/Vals venait de dominer son voisin avec le bonus offensif (35-12). «Ils se cherchaient encore, lors de ce match et je m’attends donc à voir une toute autre équipe, dimanche. Valence/Romans possède une équipe extrêmement complète et ne mérite pas son classement. Leur prestation à Provence Rugby le démontre». A l’image d’une progression constante, dans le contenu. Cyrille Andreu et ses partenaires sont donc prévenus, alors aux armes.

Par Corentin Vaissière

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