Grenoble, le chemin de croix

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    Grenoble, le chemin de croix
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Largement remanié par la force des circonstances, le FCG s’attend logiquement à subir du côté de Swansea. Comme trop souvent cette année...

C‘est l’histoire d’un chemin de croix qui se poursuit. Celle d’une année 2016 maudite, dont tout un club espère qu’elle touchera vite à sa fin. Sur le plan des résultats purs ? On ne recense, sur les trente-cinq matchs jusqu’alors disputés, que onze petites victoires pour vingt-quatre défaites et non des moindres avec, pour l’heure, la bagatelle de 1 142 points encaissés, soit une moyenne supérieure à 32 unités par match. Alors, ajoutez à cela la poisse qui n’en finit pus de coller aux basques des Isérois (à commencer par les rocambolesques rebondissements de l’affaire Tuiloma, et vous comprendrez un peu mieux pourquoi le FCG attend impatiemment la nouvelle année, dont il se dit légitiment qu’elle ne pourra pas être pire. Le problème ? C’est que d’ici là, une échéance attend les Isérois, et non des moindres : celle de la réception du Stade toulousain le 22 décembre, qui pourrait déterminer bien avant l’heure l’avenir du FCG en cas de défaite. Un match crucial, capital pour entretenir ne serait-ce qu’un embryon d’espoir, et ne pas commencer l’année 2017 en roue libre.

La jeunesse au casse-pipe

Le problème ? C’est que d’ici là, il reste un match à disputer, pour lequel les cadres seront logiquement mis au repos. Une rencontre de Challenge Cup face à une redoutable formation galloise, constellée d’internationaux, et qui ne souhaitera faire guère plus de cadeaux au FCG qu’elle ne lui en a cédé lors du match aller, avec cinquante points au planchot et trois blessés à déplorer. Il faut dire qu’après un voyage « agrémenté » d’une improbable histoire de report de 24 heures, les Ospreys n’avaient que les pauvres Grenoblois sous la main pour se passer leurs nerfs. Et si leur colère est certainement éteinte depuis, il ne faudra guère s’attendre à plus de mansuétude vendredi soir, puisque les Britanniques joueront rien moins que leur qualification. Autrement dit ? Pour la jeunesse iséroise (à peine renforcée par Xavier Mignot, qui devrait effectuer son retour pendant vingt minutes) trop souvent appelée au casse-pipe depuis la fin de saison dernière, les quatre-vingts minutes à venir sur la pelouse du Liberty Stadium pourraient s’avérer très longues…

Nicolas Zanardi
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