Castres, l’atout fraîcheur

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    Castres, l’atout fraîcheur
Publié le , mis à jour

Même s’ils sont conscients d’avoir à négocier un déplacement délicat chez la bête blessée francilienne, les Tarnais auront au moins pour eux une forme de fraîcheur physique acquise grâce à une rotation méticuleuse de l’effectif.

Le championnat de France connaîtra ce week-end son quatorzième acte, mais les Castrais ne paraissent pas souffrir de la fatigue. Le froid, les terrains lourds, et les quatre journées de Coupe d’Europe qu’il faut encore ajouter aux treize de Top 14 inclineraient pourtant à penser que les organismes sont déjà usés que nous venons tout juste de dépasser la mi-saison. Alors, fatigués les Castrais ? Eh bien non ! Pourquoi ? Pour plusieurs raisons. La première, c’est que le CO a choisi d’optimiser encore sa façon de s’entraîner. Comment ? En mesurant à peu près tout. Le temps, d’abord : les durées de chaque séquence de travail sont scrupuleusement respectées, ainsi que les plages de récupérations, toutes chronométrées. Mais aussi la fatigue physique des joueurs : « La charge de travail est mesurée de façon la plus précise possible, au moyen de GPS, mais aussi de questionnaires et de routines quotidiennes qui nous donnent des indications sur les états physiques de chacun », explique Vincent Giacobbi, le responsable de la performance. L’ensemble est géré par le manager, Christophe Urios, qui gère toute la planification. Mais le secret du système, c’est la communication. Celle-ci doit être parfaite entre l’ensemble des membres du staff, sportif et médical. D’ailleurs, chaque semaine du CO commence par une réunion. Celle-ci à lieu aux aurores, chaque lundi matin, et concerne trois personnes : le manager Christophe Urios, le responsable de la performance Vincent Giacobbi, et responsable des kinés, William Stefan. Ensemble, les trois hommes passent le groupe au peigne fin, et échangent sur les états de chacun. Le résultat ? Il se voit dans l’infirmerie castraise, quasiment vide depuis le début de saison. Hormis quelques pépins ici ou là (Caballero, Kotze), le CO ne compte qu’un blessé de longue durée : le deuxième ligne Christophe Samson, qui a eu le malheur de se fracturer le poignet dans la dernière minute du match à Clermont. Mais ce fait de jeu ne ternit en rien le bilan de santé du groupe castrais.

Les maîtres du temps… de jeu

Rarement victimes de blessures, les Castrais peuvent également s’appuyer sur un groupe devenu suffisamment homogène pour permettre une rotation saine à chaque poste, tout en gardant une équipe performante. Sur les trois derniers matchs, le CO en a remporté deux : un à l’extérieur, face à Lyon, et un autre à domicile, le week-end dernier contre Montpellier. Mais une rapide étude des feuilles de match indique que les Tarnais aborderont ce périlleux déplacement avec, au moins, une certaine fraîcheur physique. En effet, à l’exception de Rory Kockott, aucun cadre du CO n’a disputé les trois derniers matchs. La semaine dernière, le staff s’est offert le luxe de laisser au repos Antoine Tichit, Jody Jenneker, Danie Kotze, Rodrigo Capo Ortega, Mathieu Babillot, Alex Tulou, Robbie Ebersohn, Thomas Combezou et David Smith. Soit neuf titulaires potentiels qui ont pu souffler pendant que leurs coéquipiers prouvaient leur valeur en faisant tomber les ambitieux Montpelliérains : « Ils vont nous poser des problèmes pour faire la composition de la semaine prochaine ! », se félicitait le manager Christophe Urios après la rencontre. Une abondance qui permet donc à Castres d’aborder ce déplacement dans de bonnes conditions pour affronter un adversaire remonté à bloc : « Les Racingmen vont se resserrer dans la semaine », prédisait Urios. Et quand on sait que cette équipe du Racing 92 n’a encore jamais perdu à domicile cette saison, on se dit que la fraîcheur physique des Castrais ne sera pas de trop pour les aider à percer les lignes franciliennes…

Simon Valzer
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