Le Racing rate le bonus

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    Le Racing rate le bonus
Publié le , mis à jour

En marquant un essai à la dernière minute, les Castrais ont enlevé leur bonus offensif aux Racingmen. Une réaction trop tardive. La première mi-temps de Castres à été catastrophique.

Le résumé

Il n’y a pas eu grand chose à se mettre sous la dent à Colombes. Le Racing a tenté sans convaincre de mener sa révolte contre une équipe castraise totalement à côté de son sujet. Avant la dernière minute du match, les hommes d’Urios n’avaient réussi qu’à se créer une seule occasion d’essai, et encore, sur une interception de David Smith, alors que les Franciliens s’étaient approchés de leur ligne en début de deuxième mi-temps. Mais Brice Dulin a sorti les cannes sur soixante mètres pour reprendre l’ailier, qui n’a pas réussi à remettre son équipe dans le bain (18-3 à ce moment de la partie). Elle s’était sabordé dés l’entame du match par un démarrage brouillon, en donnant au Racing ses 18 premiers points. Sans génie, les Franciliens ont donc imposé leur rythme, et grâce à une percée magistrale de Lauret en deuxième mi-temps, ils sont même parvenus à arracher un bonus offensif… qu’ils ont perdu à la dernière seconde, sur un essai de Combezou, à la suite de la seule action construite des Castrais. 

Le fait du match

Le Co a donné le bâton pour se faire battre en première mi-temps. Immédiatement, la réception manquée du coup d’envoi par Lassale a offert une touche au Racingmen. Ils ont construit un maul, qui leur a donné une pénalité. Ce qui fit 3 points dés la première minute. Sur le deuxième ballon du CO, une relance du fond du terrain, Smith a commis un en avant au contact. Sur le troisième, une mêlée sur la ligne médiane, l’axe droit s’est complètement effondré après le gain du ballon. Cette faute a donné une pénalité au Racing. Sur la touche qui a suivi, les Castrais ont pris le sauteur en l’air. Pénalité et trois points.  En neuf minutes, le CO a donné 6 points sans être capable d’impulser le moindre mouvement sur ses ballons. En ajoutant les deux essais « offerts, le contre subi par Dupont et l’interception subie par Urdapiletta, on obtient un début de match complètement catastrophique.

L’essai du match

Il a été inscrit par Wenceslas Lauret d’une accélération limpide tenue sur plus de trente mètres. De loin, de ces tribunes de Colombes d’où on ne différencie par toujours les joueurs entre eux, on a cru que l’ailier argentin Juan Imhoff avait changé d’aile pour apporter un surnombre. L’action est venue d’une bévue d’Urdapiletta. L’ouvreur de Castres a manqué de patience dans la conduite du jeu en balançant une grande sautée alors que la défense inversée du Racing commandait un autre choix. Imhoff a surgi et a intercepté. L’action a rebondi une première fois, avant que Dulin positionné à l’ouverture serve Lauret, qui s’est lancé dans une cours fluide et rectiligne que personne n’a pu arrêter.

L’homme du match

Dans ce match cadenassé et sans inspiration, Wenceslas Lauret a crevé l’écran. Dans le rôle qu’on lui connait le plus, au grattage et dans le petit jeu. Sa présence physique a facilité le travail du jeune demi de mêlée Chauveau derrière les points de rencontres. Il a également contré Antoine Dupont derrière une mêlée fermée, ce contre amenant le premier essai de la partie inscrit par Chauveau (25e). Et il a marqué le second  trois minutes plus tard, par un superbe accélération au plein centre du terrain. En trois petites minutes, il a donné une direction à son équipe qui peinait dans sa construction offensive. En deuxième mi-temps, il s’est encore distingué par une percée plein champ de cinquante mètres, qui a provoqué le troisième essai inscrit par Nyanga. Un match complet du troisième lige international.

 

Par Guillaume Cyprien

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