Toulon : le droit de rêver

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    Toulon : le droit de rêver
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Après un mois de décembre délicat, où ils ont notamment subi un revers chez les Scarlets et mis du plomb dans l’aile de leur qualification européenne, les Toulonnais ont cinq matchs pour relancer leur saison.

Tout avait pourtant si bien commencé… Une victoire bonifiée face à Bordeaux (37-10) en championnat, puis la même correction infligée en Champions Cup aux Scarlets une semaine plus tard (31-20) à Mayol. Le RCT semblait lancé, en passe de s’offrir de belles fêtes, puis patatras ! Une défaite logique, mais inattendue à Llanelli (22-21), un revers du côté de Montpellier (33-29) et voilà le RCT dans une position inconfortable à l’heure de dire au revoir à l’année 2016 pour faire place à 2017. En ballottage défavorable après leur mois de décembre, les Toulonnais n’auront d’autre choix que de remettre les pendules à l’heure en janvier, s’ils veulent continuer de croire en leurs ambitions continentales et nationales. Le RCT a donc un mois et cinq matchs pour se donner le droit de rêver. « Nous sommes dans l’obligation de gagner tous nos matchs, nous confiait Guilhem Guirado qui, touché à un coude, devrait être laissé au repos pour le déplacement à Clermont. Nous n’avons pas le droit à l’erreur si nous voulons rester dans le haut de tableau en Top14 et continuer à exister en Coupe d’Europe. » Et s’ils ont dû batailler pour s’imposer (17-11) contre le Racing 92, le premier jour de l’année, les joueurs de Mike Ford semblent avoir enclenché la marche avant.

 

Impasse à proscrire

« En décembre nous avions la pression car nous jouions notre avenir, pourtant tout ne s’est pas passé comme prévu. En janvier on remet le couvert ! » enchaînait Guirado. La seule différence pour les Toulonnais résident dans le fait qu’ils seront (définitivement cette fois) fixés sur leur sort européen et auront une idée précise de leur niveau en championnat, puisqu’ils affrontent le champion de France et les deux leaders actuels. Après leur victoire face aux Franciliens, les Toulonnais se déplacent à Clermont (8 janvier), avant de recevoir Sale (15 janvier), de se rendre chez les Saracens (21 janvier) pour finir en beauté à Mayol par la réception du Stade rochelais (28 janvier). L’objectif ? « En janvier il nous fallait cinq victoires. Après avoir validé celle contre le Racing, nous savons ce qu’il nous reste à faire. […] Maintenant nous allons nous déplacer chez deux gros poissons et recevoir deux équipes pas moins impressionnantes. Il faut que l’on soit intraitable à domicile, tout en montrant un autre visage à l’extérieur. Nous ne pouvons plus nous permettre de passer à côté comme ça a pu être le cas récemment. » Fin janvier, le RCT en saura en tout cas un peu plus sur son niveau de jeu et sur la suite de sa saison. « Nous saurons s’il va falloir cravacher dur ou si nous avons fait le boulot en janvier pour préparer la suite… Il y a de la pression, mais ça tire le groupe vers le haut. Nous avons tous envie de passer à l’étape suivante, en championnat comme en Coupe d’Europe, pour montrer que Toulon peut encore faire peur. » Et si le RCT est toujours un nom qui donne des frissons à ses adversaires, c’est maintenant aux joueurs de montrer qu’ils savent encore rugir ! 

 

Par Pierrick Ilic-Ruffinati

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