Cognac: la flamme du jeu

  • Cognac: la flamme du jeu
    Cognac: la flamme du jeu
Publié le / Mis à jour le

Après une saison de transition, l’USC formatée par Devich et Cabannes répond aujourd’hui aux attentes placée en elle.

Par Gérard Piffeteau

Lorsqu’il est arrivé à Cognac en 2015 en provenance de Vannes où il venait de participer durant neuf ans à la construction du club breton, Esteban Devich a eu la curiosité de visiter le passé du rugby cognaçais. Il a ainsi découvert la richesse de l’histoire de l’USC, ses titres de gloire, et par cette ouverture il s’est forgé la conviction qu’un projet raisonnablement ambitieux était viable. Ce plan de développement existe, il est porté par Lilian Tessendier, un président que les résultats actuels rendent heureux. De nouvelles tribunes avec loges, un nouveau terrain synthétique, une salle de musculation, le plan a été validé par la Communauté des communes du Grand Cognac et il correspond à la volonté des Cognaçais de prendre position dans le haut du tableau de la Fédérale 1. Mais dans une formule équitable. « La poule Elite est un casse-gueule pour les clubs, avance le manager. On ne court pas après ce genre de challenge. » Et ce n’est pas la montée en puissance du SA XV voisin qui viendra contrecarrer le jugement : « La présence d’Angoulême en Pro D2 c’est plutôt positif pour la région. Des passerelles seront possibles. » Dans cette quête d’une nouvelle reconnaissance, les Cognaçais ont placé le sportif à l’avant de leurs préoccupations. Il doit être la traction — mais aussi l’attraction — du projet de club. Les entraîneurs Esteban Devich et Nicolas Cabannes ont pu cette saison (leur deuxième), mieux sculpter le collectif. En suivant, les performances du début de saison de la meilleure attaque de la poule ne sont pas passées inaperçues et s’affichent avec 29 essais inscrits en 9 matchs.

L’évidence Le Bourhis

Il y a des explications à cette embellie et l’une d’elle est soulignée par Nicolas Cabannes : « Le projet de jeu est maintenant bien acquis et quelques joueurs de qualité nous ont fait progresser. Des attaquants comme Maxime Le Bourhis ou Akuila Tabualevu et l’ouvreur anglais Tristan Roberts sont des plus-values. » Les coéquipiers du capitaine Florian Letellier ne boudent pas leur plaisir d’un rugby de mouvement, mais la manager Devich, en charge des avants, recentre rapidement le débat : « Notre équipe se déplace plutôt bien, la touche est correcte, mais la mêlée a eu un rendement assez moyen. Il y a eu des blessés dans le cinq de devant et sur quelques matchs, nous avons dû aligner les 23 joueurs que nous avions. Nous avons vraiment optimisé tous nos moyens. » à l’image de Maxime Le Bourhis qui donne le meilleur de lui-même. Après avoir grandi au Stade Rochelais qu’il a quitté en 2014 pour rejoindre Oyonnax, puis Albi la saison dernière, son arrivée à Cognac a résonné comme une évidence. N’est-ce pas à l’USC que son père Jean-Charles a écrit quelques belles pages de l’histoire du club ? « Quand ils m’ont fait leur proposition je n’ai pas hésité à venir alors qu’il me restait deux ans de contrat à Albi, confesse Max. Je voulais quitter le monde pro, reprendre du plaisir et je suis bien dans ce que je fais ici tout en assurant mon avenir professionnel par une formation de responsable qualité, sécurité, environnement. Mais plusieurs clubs m’ont appelé pour repartir chez les pros et je dois avouer que cela me tente à nouveau. à Cognac j’ai retrouvé le goût du rugby. Et je recherche aussi la saveur particulière des phases finales. » Justement, l’USC les a placées dans son viseur.

midi olympique
Voir les commentaires
Réagir