Camille Lopez : « Je suis là grâce à mes coéquipiers »

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    Camille Lopez : « Je suis là grâce à mes coéquipiers »
Publié le , mis à jour

Le demi d'ouverture international Camille Lopez (11 sélections) fait partie du groupe de 32 joueurs sélectionnés au stage de préparation pour le Tournoi des 6 Nations. Le numéro 10 de 27 ans revient sur cette sélection. 

Estimez-vous avoir progressé entre la période Philippe Saint-André et le rappel en novembre ?

Je pense que j’ai progressé, oui, mais tout en restant les pieds sur terre. C’est ce qui m’a permis de revenir ici. Après je bénéficie de la grosse performance du club. Avec Clermont, on fait un gros début de saison que ce soit en Coupe d’Europe ou en championnat. Si je suis là aujourd’hui, c’est grâce à mes coéquipiers du club. S’il y a eu un changement, c’est dans cette régularité, où l’on a moins fait les montagnes russes. Peut-être que c’est ça aussi qui m’a permis de revenir en Équipe de France.

 

Ce n’est pas ce qui est le plus difficile, au poste de demi d’ouverture, la constance ?

C’est ce que je disais il y a deux ou trois ans. L’amélioration que je cherchais le plus c’était d’essayer de trouver une régularité. Être capable, sans faire de grands matchs, de rester le plus propre possible. Ce n’est pas toujours le cas. Personne n’est parfait et c’est compliqué d’enchaîner les performances de haut niveau. Je trouve que cette année, que ce soit le club ou moi, nous sommes constants.

 

Malgré les deux défaites de novembre, vous intégrez de nouveau le groupe France.

Les deux matchs se sont passés comme ils se sont passées. Il y a eu deux défaites, c’est frustrant. Aujourd’hui être rappelé dans le groupe, c’est une fierté.

 

 

Peut-on parler d’impatience de re-goûter à la victoire après la frustration de novembre ?

Oui. C’était frustrant parce que t’es capable de rivaliser avec deux grandes équipes, mais tu ne gagnes pas. On a fait un petit bilan sur cette tournée de novembre. Le groupe a désormais envie de basculer sur des victoires. On vit bien ensemble, mais l’important c’est le terrain, c’est la victoire. On va travailler dur pendant ces quinze jours pour essayer d’aller chercher un maximum de victoires.

 

Le projet n’est pas encore focalisé sur l’Angleterre, où en êtes-vous ?

Quelque chose commence à ressortir, mais il y en a qui ont joué dimanche donc c’est vraiment axé récupération. Pour le moment, on fait plus travailler la tête que le physique. On se remet les systèmes et les schémas de jeu en mémoire. Mais on ne va pas tarder à reprendre le physique puisque dans dix jours on a une grosse échéance qui nous attend.

 

Il y a un an, vous n’êtes pas sur la liste, puis vous êtes convoqué en novembre pour pallier un forfait et maintenant dès le début du Tournoi. Est-ce que vous sentez que vous grimpez dans la hiérarchie du poste ?

Je ne sais pas si ça me fait grimper, mais je suis plus proche qu’il y a un an, c’est sûr. Je suis un jeune joueur. Je découvre l’équipe de France, évidemment, j’ai eu envie de revenir. C’est toujours dans un coin de la tête. C’est une chance que j’ai d’y retourner. Ce que je me suis dit, c’est qu’il fallait que je continue à travailler dur avec mon club, avec mes coéquipiers, avec mon staff à Clermont, pour être performant avec l’ASM. Et c’est ça qui me permettrait de retrouver l’Equipe de France. Et aujourd’hui, je réintègre les Bleus, même si c’est sur une blessure de François (Trinh-Duc, N.D.L.R.). On est triste pour lui parce que c’est arrivé d’un coup. Mais je suis tout de même content d’être dans ce groupe et de prétendre au Tournoi. Après je ne sais pas si ma place a vraiment évolué. C’est le staff qui le dira. En même temps, ils ont fait appel à moi. Aujourd’hui avec Jean-Marc (Doussaint, N.D.L.R.), on est les deux à ce poste et on a envie de travailler pour rendre la confiance qui nous a été donnée. À nous d’être performant pour pouvoir continuer à rester dans ce groupe.

 

Pensez-vous que la similitude entre les plans de jeu de Clermont et des Bleus vous facilite la tâche ?

Sur le jeu qu’on tente de déployer à Clermont, il y a pas mal de jeu de mouvement. Même s’il y a des différences, car tous les projets sont différents, c’est pareil en Équipe de France. Pour moi, au poste d’ouvreur, je retrouve plus d’automatisme. Puis j’ai la chance d’avoir retrouvé Rémi (Lamerat), Scott (Spedding), Noa (Nakaitaci). Beaucoup de Clermontois qui m’ont permis de m’adapter assez rapidement au projet de jeu. C’est un plus dans le jeu.

 

C’est grâce à cette faculté d’intégrer rapidement le jeu donc que vous êtes là ?

Je ne sais pas si c’est pour ça que je suis là aujourd’hui. Ils ont fait appel à moi en novembre, j’ai essayé de m’imprégner au plus vite de la chose. Après je n’avais pas le choix. Tu arrives chez les Bleus, tu joues au côté de grands joueurs, ils t’aident beaucoup. C’est ça qui m’a permis d’apprendre assez rapidement, en plus de retrouver quelques-uns de mes coéquipiers de club.

 

Il manquera un Clermontois…

Ça va changer certaines choses. C’est triste pour lui, c’est triste pour nous. Quand tu perds un copain, tu n’es jamais content. Mais il faut continuer à avancer. On ne va pas pleurer sur le sort de Wesley, il faut faire avec. Maintenant, c’est à nous de faire sans lui et d’avancer. Wesley est un leader, un cadre, sur et en dehors du terrain. C’est donc une perte énorme. Notamment pour moi. C’est toujours plus facile quand tu t’entraînes tous les jours avec ces joueurs-là en club et que tu les retrouves à Marcoussis. C’est les mêmes. C’est plus simple, il y a des automatismes. Il y a des joueurs qui l’ont remplacé aujourd’hui. Il y Gaël (Fickou), et Basta (Mathieu Bastareaud) est arrivé. Ce sont de grands joueurs qui ont cette expérience aussi. On va travailler ensemble pour essayer de faire de bonnes choses.

 

Savez-vous d'ores et déjà si votre sort a été disputé par les deux staffs ou ce sera au cas par cas ?

 

Je ne sais pas encore. Ce week-end de toute façon, on ne peut pas jouer. C’est ça qu’il y a de bien. Nous avons un objectif : l’Équipe de France. Même si on n'oublie pas les copains du club, on les regardera, ça nous permet d’être fixés sur un objectif.

Arnaud Beurdeley
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