Le Tournoi est lancé !

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    Le Tournoi est lancé !
Publié le , mis à jour

Réunis dans le somptueux cadre du Furlingham Club, une propriété située au sud de Londres, les sélectionneurs et les capitaines des nations du Tournoi ont officiellement lancé l'édition 2017. Laquelle promet des chocs en pagaille...

« Je pense sincèrement que ce sera être le Tournoi le plus disputé de tout mon mandat. » Voilà en quels termes le sélectionneur écossais Vern Cotter a évoqué l'édition 2017 du 6 Nations, son dernier à la tête de l'Ecosse avant de prendre les commandes de l'ambitieux club de Montpellier la saison prochaine. Quelques heures plus tôt, l'ex-boss de l'ASMCA avait été le premier sélectionneur à se présenter à la conférence de presse, suivi de près par le sélectionneur italien Conor O'Shea, le Gallois Rob Howley, et le Tricolore Guy Novès. Le dernier fut l'Anglais Eddie Jones, qui surprit tout le monde en arborant une arcade gauche tuméfiée, assortie d'un œil au beurre noir et d'un énorme pansement pour cacher le tout. A ce moment là, quelques plaisantins se demandèrent si le boss de la Rose ne sortait pas d'un entretien musclé avec Dylan Hartley, à qui il venait d'annoncer qu'il lui retirait le capitanat... Mais ce n'était pas le cas, et le sulfureux Kiwi sera bien le meneur de ce XV de la Rose tout au long du Tournoi. On demanda donc au facétieux sélectionneur anglais s'il n'avait pas, sur un coup de tête, décidé de rechausser les crampons comme à la bonne époque où il défendait les couleurs de Randwick, le club de ses débuts en Australie : « Non, je suis bien trop vieux pour ça ! Le rugby c'est fini. Vous allez trouver ça stupide, mais je suis tombé dans ma salle de bain, ce matin. Je sors tout juste des urgences. » Et pas une minute de retard malgré tout. Chapeau Mr Jones.

L'Angleterre favorite, l'Irlande en outsider

Ce Tournoi 2017 est attendu et cela se voit. En ce mercredi d'hiver, pas moins de deux cent journalistes étaient présents pour assister à cette conférence de presse de lancement. Une majorité d'Européens, bien sûr, mais aussi des Américains et des Japonais : « Le Japon a été marqué par Eddie Jones », raconte Matsuda, un envoyé spécial nippon, « Même s'il n'est plus à la tête des Brave Blossoms, les Japonais veulent savoir ce qu'il devient. Et puis le Mondial 2019 arrive à grands pas ». Après un rapide discours des partenaires et du président Pat Whelan qui se félicite au passage de l'instauration des points de bonus, les capitaines des sélections féminines puis masculines sont appelées sur scène pour prononcer quelques mots. Ensuite, le marathon commence. Chacun vole de salle en salle et répond aux questions des journalistes présents : télé, radio, presse écrite, joueurs et sélectionneurs enchaînent : « C'est aussi intense qu'un match du Tournoi ma parole ! » s'exclame le géant gallois Alun Wyn-Jones. Mais tous se plient volontiers à l'exercice, et répondent aux innombrables sollicitations.
Nombre de figures emblématiques du rugby sont également présentes. Au détour d'une table, l'on croise Tom Shanklin, l'ex-centre du pays de Galles, ou encore Nick Mallett, qui fut à la tête de la Squadra Azzura. Dans les couloirs, chacun y va de son pronostic, de son hypothèse : « L'Irlande est vraiment homogène, ils n'ont pas de faille dans leur XV de départ », entend-on par ci. « Comment les Anglais vont faire sans les Vunipola ? » entend-on par là... « La France n'arrête pas de progresser », prévient-on encore. La France, justement affrontera l'Angleterre qui, selon les avis que nous avons recueillis, fait figure de grande favorite, et l'Irlande d'outsider. Déjà, beaucoup salivent à l'idée de cette finale opposant les deux nations pour le compte de la dernière journée. Eddie Jones lui, n'en est pas là: "Ce que je veux ? Battre la France". Très bien, quoi d'autre Mr Jones ? « Nous n'aurons pas les Vunipola pour nous faire avancer ? Tant pis, d'autres le feront pour eux. Nathan Hughes portera davantage le ballon, Maro Itoje portera davantage le ballon, Courtney Lawes portera davantage le ballon... » Même s'il donnait l'impression d'être sorti tout droit d'une rixe avec une demi douzaine de hooligans en raison de son visage amché, Eddie Jones avait la foi. Et dans ses yeux brillait toujours la même flamme... Vivement Twickenham !

 

Par Simon Valzer, envoyé spécial à Londres

Simon Valzer
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