• Ingrid Amigorena : « Nous sommes prêtes »
    Ingrid Amigorena : « Nous sommes prêtes »
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Féminines

Ingrid Amigorena : « Nous sommes prêtes »

La capitaine, Ingrid Amigorena, de l'AS Bayonne évoque son club et ses perspectives.

Quelle est votre origine rugbystique ?

J’ai débuté le rugby à Saint-Pé-sur-Nivelle avec les garçons et j’ai su qu’il y avait une équipe féminine à Bayonne, alors j’ai rejoint l’ASB. Cela fait maintenant sept ans que j’y suis. Depuis deux ans je travaille dans un laboratoire d’analyses médicales je dois donc cumuler l’activité professionnelle et le sport.

 

Le rugby se vit bien semble-t-il à l’AS Bayonne, vous confirmez ?

C’est un club très sympa, nous avons un bon staff et un super groupe. Nous nous entendons très bien. Nous formons une bande de copines et nous nous voyons même en dehors du rugby. Il y a beaucoup d’échanges. Nous nous sommes fixées un objectif commun et nous avons une réelle ambition.

 

Comment exprimez-vous votre rôle de capitaine ?

Par la parole ou par mon comportement sur le terrain j’essaie d’encourager et de donner l’envie de se dépasser. De mon poste de talonneur je suis plutôt leader de combat. Il y a des internationales dans notre équipe comme Céline Ferer, et je partage avec elle les responsabilités. Elle m’aide dans mon rôle. Mais les internationales font la part des choses entre le club et l’équipe de France. Elles n’ont pas la « grosse tête ».

 

L’ASB est leader de sa poule, quel sentiment ce statut vous inspire ?

C’est un sentiment de fierté et cela nous donne envie d’aller encore plus loin. On compte bien rester premières. Lons nous suit, il y a une rivalité entre nous mais en dehors du terrain nous nous entendons bien. On se connaît par cœur. Et les filles de Bordeaux sont aussi dans le même état d’esprit que nous. Nous sommes fières de représenter le Pays basque et nous essayons de donner une bonne image sur le terrain comme en dehors. Et ça fait plaisir de voir du monde au stade.

 

Le club est-il prêt à rejoindre l’Élite ?

Cela fait deux ans que l’ASB et la mairie se déclare prêtes, alors je réponds oui. C’est à nous de jouer et nous sommes prêtes. Nous avons les structures, il ne nous manque qu’une salle de musculation. Se rapprocher de l’Aviron c’est un peu compliqué parce qu’ils ne veulent pas de nous. Les internationales ont demandé de pouvoir utiliser la salle de musculation et ça leur a été refusé. Du coup elles sont parties au BO qui a accepté. Mais pour nous ce n’est pas une préoccupation majeure. Je préfère me concentrer sur le club.

 

Propos recueillis par Gérard Piffeteau

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