Dubois: « On a besoin d'un déclic »

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    Dubois: « On a besoin d'un déclic »
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A quelques heures d'affronter l'Ecosse, Jean-Frédéric Dubois, l'entraîneur des trois-quarts tricolores, n'a pas manqué de souligner la qualité du XV du Chardon. Evidemment, il croit en la victoire des siens et affirme que « La défaite serait dure à avaler. »

Avez-vous le sentiment qu'une défaite contre l’Écosse serait inexcusable ? 

N'oublions pas que l’Écosse était en quart de finale du dernier Mondial, que son jeu est très au point et qu'elle vient de battre l'Irlande. Au classement World Rugby, cette nation est même devant nous. Mais la pression n'est pas là parce qu'on affronte l’Écosse, elle est là parce qu'on joue à domicile. Que c'est le premier de l'année et qu'il n'y en aura que deux au Stade de France dans ce Tournoi. On a donc envie de faire plaisir à nos supporters et de travailler dans la victoire.

Et de valider aussi le projet de jeu ? 

Evidemment ! C'est pour toutes ces raisons que la défaite serait dure à avaler. Mais on va faire tout ce qu'il faut pour gagner. Les joueurs ont conscience de tout ça.

Les avez-vous senti stressé ? 

Non, pas vraiment. Les joueurs sont plus frustrés que stressés de ne pas valider par des victoires tout ce travail fourni. On a vraiment besoin d'un déclic.

Après la défaite en Angleterre, y-a-t-il eu de la tension durant cette semaine de préparation ? 

Bien sûr qu'il y a eu un peu de tension. Nous aimerions pouvoir continuer à travailler dans la victoire. Ce serait quand même plus agréable, plus confortable pour tout le monde. On n'a perdu que de trois points, ce n'est donc pas très difficile de remettre un coup. Si on avait pris trente points, ce serait plus difficile de repartir. Là, j'espère que la pression sera positive. C'est le sens de notre message.

Avez-vous le sentiment que votre groupe est lassé de perdre de peu ? 

Les joueurs sont surtout déçus et frustrés. Ils s'aperçoivent que les petites erreurs ont de grosses conséquences. Il a donc fallu évacuer cette déception avec, peut-être des mots un peu durs de la part Guy (Novès) lundi dernier lors du débriefing, mais c'était important. Et dès mardi, nous avons basculer sur le match de l'Ecosse.

Comment fait-on pour transformer cette frustration en motivation positive ? 

Quand on revient de si loin, quand on sort d'un quart de finale de Coupe du monde très douloureux et qu'on parvient à rivaliser avec l'Australie, la Nouvelle-Zélande et l'Angleterre, il n'y a pas de lassitude, ni de découragement. Au contraire. Les joueurs croient en ce projet de jeu. Il nous faut juste trouver le bon dosage sur l'intégralité d'un match. C'est ce qu'on espère dimanche. 

Arnaud Beurdeley
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