Un « printemps méridional… »

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    Un « printemps méridional… »
Publié le , mis à jour

Depuis la fin septembre, la partie méridionale du championnat de Pro D2 traverse une période de mouvements contestataires…

Fin septembre, calé en bas de tableau après les premières journées, le club de l’USAP prend la décision d’écarter ses hommes de terrain. Le duo agenais Gelez/Benetton cède sa place à un trio du cru, Arletaz/Freshwater/Plana. Quelques jours plus tard et non loin de là, c’est le club de Narbonne, lui aussi en position de reléguable, qui décide de faire le ménage dans son staff. Patricio Noriega s’efface au profit de Christian Labit et Michel Macurdy devient manager général du club. L’effet est immédiat et les deux clubs reprennent vite des couleurs. En novembre, un peu plus au nord, les deux coachs de Bourgoin, Serge Laïrle et Florian Ninard se voient remercier eux aussi, au vu des résultats sportifs. Les chaises musicales revenant à un trio McClintock/Peclier/Pachivatau, la situation du club, tendu administrativement, ne change depuis. La contagion régionale va toucher quelques semaines plus tard le club de Béziers. Devant une fronde des joueurs, Mani Edmonds et Romain Carmignani quittent leurs fonctions à la mi-décembre. Dans un premier temps, ils laissent la place à une courte autogestion accompagnée par la bienveillance de Diégo Minaro. Par la suite, le recrutement des deux David, Aucagne et Gérard, conjuguée aux nouvelles ambitions du club, va relancer le club dans ce championnat de ProD2 sans pitié. Les fêtes de fin d’année passées,  l’épizootie de crise de nerfs ne disparait pas pour autant. Cette semaine, les joueurs du SC Albigeois ont imité leurs congénères biterrois. Suite à la défaite de trop, à domicile contre Vannes, un vote de défiance est présenté au président.

Le staff est remis en cause, notamment Serge Milhas, pour expliquer les contre-performances sportives. C’est dans une autogestion, chaperonnée par Vincent Clément (ancien capitaine des glorieuses années « Bechu), que les Albigeois vont recevoir l’US Dax. Les dacquois, en concurrence pour le maintien, vont se retrouver dans une situation familière. En effet, en décembre dernier, Dax avait rencontré l’AS Béziers, la semaine du putsch. C’est donc en pleine semaine révolutionnaire, que les landais se présentent au stadium municipal d’Albi. Après leur défaite à domicile contre Narbonne, l’encadrement dacquois prend la situation avec une philosophie toute stoïcienne. Patrick Furet, entraineur des avants landais, relativise ce moment particulier, « ce qu’il se passe à Albi leur appartient. On s’attend à un gros combat, car les joueurs vont vouloir montrer qu’ils ont fait le bons choix. C’est la deuxième fois qu’on rencontre une équipe en pleine crise de nerfs… On va essayer de rester dans notre projet. S’appliquer à garder la même détermination et relever le défi du match de la survie… Après, vous savez, ces matchs sont souvent à double tranchant… ». Si l’histoire se répète, ce scénario pourrait peut-être tourner à l’avantage des landais. Fin décembre, les effets du mouvement du « printemps méridional » s’étaient fait ressentir avec quelques semaines de retard….

par Laurent Travini

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