Moissac : entre morosité et espoir

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    Moissac : entre morosité et espoir
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Il y a deux décennies, l’Avenir Moissagais évoluait en Groupe B. Cette année, le club ferme la marche de son championnat Honneur. Malgré des difficultés, joueurs et dirigeants préparent la saison prochaine.

La vie d’une structure sportive est ponctuée de haut et de bas. Dans la cité du Chasselas, on ne soutiendra pas le contraire. La saison passée, le club a fêté les soixante ans du titre de champion de France de Troisième Division, décroché un jour de mai 1956 aux dépens de Foix sur la pelouse du stade Chapou de Toulouse. Plus près de nous, l’Avenir a même flirté avec le troisième niveau national, baptisé à l’époque le Groupe B. Périgueux, Mont-de-Marsan, Tulle, Rodez étaient alors les hôtes et adversaires des Moissagais. Désormais, le quotidien sportif du club, c’est l’élite régionale, la compétition Honneur Midi-Pyrénées où il ferme actuellement la marche au classement avec un petit capital de dix unités.

Après quatorze rencontres officielles, l’équipe fanion n’a réussi que deux prouesses, une très flatteuse victoire chez son voisin bressolais (22-17) et un unique succès à la maison face à Sor-Agout (23-18). Les autres oppositions se sont soldées par douze défaites. Avec ce bilan comptable négatif, l’Avenir se prépare pour l’année prochaine à évoluer à l’échelon inférieur, celui de Promotion-Honneur. Et dire que, la saison passée, l’équipe fanion avait obtenu son billet pour les quarts de finale du championnat territorial et s’était mesurée à son voisin beaumontois pour une place dans le dernier carré.

Une intersaison mal maîtrisée

« La saison passée a été dans l’ensemble bien maîtrisé sur le plan sportif. Dans une poule relevée avec la présence de clubs chevronnés tels que Saint-Sulpice-la-Pointe, la Vallée du Girou, Saint-Girons, Saint-Gaudens, nous nous sommes brillamment qualifiés. Le club était dans une bonne dynamique. Malheureusement, l’intersaison n’a pas été bien maîtrisée. Des membres du comité directeur se sont désolidarisés du projet sportif. Quelques jours, avant la fin des mutations, quinze joueurs ont décidé de quitter le club. C’est dans l’urgence, la difficulté que nous avons préparé la saison en cours. Nous nous sommes engagés dans ce championnat avec un noyau d’anciens joueurs et un groupe de vingt-deux ans de moyenne d’âge », résume amer, le coentraîneur Jean-Philippe Arbia.

C’est une véritable saison galère que vit actuellement la structure. Or, dans cette souffrance sportive, l’ensemble du club se serre les coudes. « Lors du dernier entraînement, nous étions tout de même vingt-huit joueurs. Tout le monde est motivé pour bien finir la saison », fait remarquer Jean-Philippe Arbia. Une fois que celle-ci sera achevée le 19 mars, l’ensemble des dirigeants ont décidé de se mettre à l’ouvrage. Le premier chantier est d’étoffer l’effectif afin de constituer deux équipes compétitives. « L’année prochaine, quatorze juniors passent seniors. Ce sont des éléments qui ont la fibre du club. Nous devons les intéresser au prochain projet sportif », ajoute le coentraîneur. L’avenir n’est pas si morose pour les Moissagais. Certes, le club a touché le fond cette saison. Dans cette position, il ne peut que rebondir. Et tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. 

 

Didier Navarre
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