Les choix de Joe !

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    Les choix de Joe !
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Sexton ou Jackson ? Quid de Zebo et de O’Mahony ? Joe Schmidt se posait quelques questions avant le match qui opposera l’Irlande aux bleus. 

Les Irlandais sont en train de digérer leur promenade romaine et son lot de records et de premières historiques : plus large victoire à l’extérieur de l’histoire du Tournoi ; triplé d’un avant, CJ Stander (il a égalé Michel Crauste, auteur lui aussi d’un triplé contre la France en 1962) ; premier triplé d’un remplaçant, Craig Gilroy, premier double triplé dans un match. Cette semaine, l’entraînement des Verts a attiré 3 000 spectateurs au stade de Monaghan petite bourgade proche de la frontière entre l’Eire et l’Ulster, excités par ce choc contre la France et par la perspective d’une possible finale à domicile contre l’Angleterre lors de la dernière journée.

Joe Schmidt était aux prises avec deux problèmes majeurs à l’arrière et à l’ouverture. Rob Kearney s’est blessé à un biceps, il n’est pas encore forfait a rappelé l’entraîneur mais la presse annonçait qu’il était sur le point de se faire opérer. Si le joueur du Leinster n’était pas disponible, Simon Zebo risque fort d’hériter du maillot frappé du numéro 15. Celui-ci a joué sept fois à l’arrière sur trente sélections (mais jamais contre la France). Il amènera un style différent, plus porté sur l’évitement que Kearney. On imagine que Guy Novès et son staff examineront tout ça à la vidéo.

Dilemme entre Sexton et Jackson

À l’ouverture, Joe Schmidt devra surmonter l’épineuse question de la guérison de Jonny Sexton. L’ancien joueur du Racing ne souffre plus de son mollet et on se doute qu’il piaffe d’impatience de retrouver sa place de titulaire après avoir regardé deux fois son équipe à la télévision. À l’entraînement, il a donné l’impression d’avoir retrouvé toutes ses sensations. Mais le choix n’est plus aussi évident qu’il y paraît, Joe Schmidt l’a laissé entendre « Parfois, il faut tempérer l’ardeur qu’il met dans son exigence vis-à-vis de lui-même. Je sais que Jonny peut revenir tout de suite dans une équipe à son meilleur niveau… Mais nous devons faire attention à lui et le ménager en pensant à son avenir à long terme. Quand vous être blessé à une jambe, vous avez tendance à faire de la compensation et vous vous blessez à l’autre jambe. Mais je dois aussi dire que Paddy Jackson en a fait aussi pour lever le doigt et dire : « Attention, ce retour n’est pas si automatique. » Paddy a appris beaucoup de choses l’été dernier en Afrique du Sud, mais aussi en novembre particulièrement contre les All Blacks à Dublin. Il est entré en jeu avec une énorme pression sur les épaules (en remplacement de Sexton, qui s’est blessé ce jour-là, N.D.L.R.) et il a dû prendre des décisions en peu de temps et avec très peu d‘espaces. » C’est vrai que l’ouvreur de l’Ulster n’a pas démérité sur les deux premiers matchs du Tournoi. Nous avons même oublié de dire qu’il a lui aussi égalé un record : neuf transformations dans le même match du Tournoi (autant que Jonny Wilkinson en 2001).

Un autre homme pourrait retrouver les Bleus, le troisième ligne Peter O’Mahony qui s’est remis de sa blessure aux ischio-jambiers. Rassie Erasmus, l’entraîneur du Munster, s’est volontairement privé de lui pour le match de Ligue celte contre les Ospreys et en plus Josh Van der Flier s’est blessé à une épaule avec le Leinster. O’Mahony a de sérieuses chances de s’asseoir sur le banc contre les Bleus, et de jouer les vingt ou vingt-cinq dernières minutes. Schmidt sait qu’il couvre énormément de terrain et que même à peine guéri, il peut amener beaucoup dans l’acte finale d’une dramatique. 

Jérôme Prévot
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