Strasbourg, la course folle

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    Strasbourg, la course folle
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Les Strasbourgeois seront soumis à un calendrier très chargé avant les phases finales. La gestion de l'effectif sera prioritaire.

Strasbourg jouera dimanche son match reporté contre Villeurbanne pour se hisser en cas de victoire à la première place de sa poule de Fédérale 1, et accessoirement, à la première place du classement national. L’instant est important. Mais les Strasbourgeois ne disposeront pas de toutes leurs forces vives pour cette rencontre. Il y a les blessés. Le plus notoire d’entre eux, le Fidjien Sereli Bobo, s’est fracturé la main la semaine dernière contre La Seyne-sur-Mer. Il ne reviendra pas avant 6 à 8 semaines. Il y a le suspendu. Le deuxième ligne Van Heerden a récolté un carton rouge à la dernière seconde sur une dernière échauffourée. Et il y a le roulement contraint de l’effectif.

 

Une quarantaine de joueurs utilisés

En raison de ses deux matchs reportés, qui ont organisé sa reprise de compétition en 2017 seulement à partir du mois de février, les Strasbourgeois doivent faire face à un calendrier extrêmement chargé. Jusqu’à la prochaine pause, qui sera organisée juste avant la dernière journée, ils aligneront une série de huit rencontres consécutives. Ils bénéficieront ensuite comme les autres d’une semaine de préparation avant le début des phases finales. Puis ils se lanceront à la poursuite de leur objectif de se hisser le plus loin, pour prétendre à la poule d’accession du Pro D2. Les aménagements pour la saison prochaine ne sont encore connus, mais quels que soient les choix de la nouvelle gouvernance fédérale - une réunion a eu lieu au mois de février avec tous les présidents de la Fédérale 1 et le format de la prochaine compétition devrait être connu à la fin du mois de mars - il faudra au moins accéder aux demi-finales pour intégrer cette poule d’accession. Devant eux, pour tenter d’y parvenir, les Strasbourgeois ont donc encore douze rencontres qu’ils joueront en l’espace de quatorze semaines. En rajoutant les 3 matchs qu’ils viennent de disputer, on obtient 15 matchs en 17 week-ends : la pente est raide. « Nous nous trouvons dans une situation assez folle, a commenté le manager Julien Chastanet. Nous avons préparé notre effectif en fonction du calendrier, qui devait se dérouler sur un rythme de trois rencontres suivies d’un repos. Et nous voilà dans un marathon. Forcément, la gestion de l’état de forme de nos joueurs est devenue primordiale. Nous suivons tout le monde de très près, et le moindre petit bobo est examiné. Il n’est pas question de nous cramer avant de nous lancer dans les matchs couperets. La récupération est devenue un moment essentiel de notre travail. » En raison de ce rythme de compétition effréné, le staff a donc organisé des roulements. Jusqu’à présent, 37 joueurs ont déjà évolué avec la première. Dimanche, le troisième ligne Charles Husler et l’arrière Hugo Scaloni, deux jeunes du centre de formation, seront intégrés.

 

Par Guillaume Cyprien

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