Faraj, plein gaz !

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    Faraj, plein gaz !
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Déjà très en vue lors de la victoire contre l’Écosse, l’ailier du Stade français a, cette fois, inscrit un doublé. En vain…

Il n’y a qu’à prendre un dictionnaire anglais pour comprendre pourquoi son nom faisait rire nos confrères irlandais en tribunes de presse avant le coup d’envoi, lesquels s’amusaient de sa traduction… Pourtant, Faraj Fartass ne les a pas fait marrer bien longtemps. Tout simplement parce qu’il s’est, au fur et à mesure que les minutes défilaient, imposé comme le principal danger pour la défense verte. Jusqu’à relancer l’espoir dans les rangs français, en inscrivant un premier essai en fin de première mi-temps, alors que ce troisième rendez-vous du Tournoi était jusque-là terriblement frustrant pour lui. « Je ne crois pas avoir touché le moindre ballon durant la première demi-heure, ou peut-être un, se rappelle-t-il. C’est agaçant mais il y a des matchs comme ça. Quand on joue ailier, on sait qu’il faut aussi s’y attendre. À tout moment, quelque chose peut arriver et il faut rester concentré car s’il n’y a qu’un ballon à exploiter, je ne dois pas le rater. Mon rôle est de le bonifier. » Ce qui, en somme, s’est passé vendredi soir, quand les Irlandais prenaient le large au tableau d’affichage après une entame qui laissera de lourds regrets aux Bleuets. À commencer par Fartass : « Il y a eu certains problèmes de communication, des erreurs individuelles qui ont coûté cher au collectif, des inattentions… Tout mis bout à bout, cela fait beaucoup. » Sûrement trop. Mais cela n’a pas empêché Fartass de laisser les siens dans la partie en s’offrant un doublé en deuxième période. Sur le coup, la nouvelle bombe des moins de 20 ans a terminé un mouvement en force et en coin… Du vrai boulot d’ailier. Ni plus ni moins, à l’en croire : « J’appelle Arthur (Retière, N.D.L.R.), il me fait une bonne passe et je marque. Voilà tout. Surtout, ça récompense à ce moment-là le travail de l’équipe. »

 

« Que cela ne reste pas des coups d’éclat »

In fine, si cette formation française patauge et déçoit depuis le début de la compétition, Faraj Fartass en est assurément l’une des seules grandes satisfactions. « C’est dur d’en parler et il n’y a pas de satisfaction à avoir après une défaite, ne cache pas l’intéressé. La preuve, j’ai moi aussi commis des erreurs, notamment une en fin de match sur une passe qui m’arrive dans les pieds et sur laquelle je ne me jette pas. » C’est pourtant lui, sur un énième cadrage-débordement dans les ultimes minutes, qui fut à deux doigts de renverser définitivement le cours de cette opposition. Et ses dernières sorties lui donnent forcément de nouveaux horizons. Éclaircis évidemment. « Je ne me pose pas cette question et j’essaye juste d’apporter ma pierre à l’édifice. » Même quand Gonzalo Quesada a publiquement souligné sa performance devant l’Écosse ? « Ça fait plaisir et c’est rassurant d’être félicité par son entraîneur professionnel en club, avoue-t-il. Le but est maintenant de confirmer et que cela ne reste pas des coups d’éclat. » C’est-à-dire que son talent et sa vitesse doivent désormais s’exprimer sur la scène du Top 14. « C’est notre objectif à tous et c’est bien sûr le mien. » Surtout que le renouvellement des générations est lancé du côté du Stade français… Fartass veut en faire partie intégrante : « J’ai envie d’intégrer l’effectif professionnel. » Et, au vu de ses prestations, il n’y a rien d’une blague.

Jérémy Fadat
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