Saint-Paul-Lès-Dax : Ne pas gâcher le dessert

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Revenus à la case troisième division, les Landais ont su réagir et se posent en candidats sérieux à la remontée. Explications.

Que faut-il penser du rugby landais ? Il se dégage de ce territoire une vigueur peut-être trompeuse liée à la forte densité des clubs. De fait, si nous dépassons le cadre des Montois, et des Tyrossais en élite amateur, une certaine fragilité apparaît. La saison dernière, le Saint-Paul Sport a été victime de cette érosion. Neuf matchs sans victoire lors de la première phase de Fédérale 2 ont scellé son destin. Et le verdict de la relégation est douloureusement tombé. Aujourd’hui, les Saint-Paulois roulent en tête de leur poule de troisième division. Ils figurent, avec Hagetmau et Peyrehorade, parmi les meilleures santés du département. Pourtant, le démarrage n’a pas été sans un flottement dû à plusieurs facteurs. On peut citer la nécessaire adaptation au coach Fabrice Lalanne revenu au club, où il a joué et entraîné, pour remplacer Jérôme Poulain. L’entraîneur des lignes arrière et numéro 10 Laurent Diaz témoigne de cette période transitoire : « Nous avons eu du mal à trouver le bon collectif. Le groupe a conservé la grande majorité de ses joueurs mais il a fallu intégrer les juniors et l’équipe qui venait de la Fédérale 2 était attendue à chaque match. Notre objectif de départ était de nous qualifier aux deux premières places. Maintenant, il est de terminer premier pour éviter de croiser Périgueux au début des phases finales. La supériorité des Périgourdins fausse le championnat. Mais il ne faut négliger aucun adversaire. »

Le mérite de l’équipe B

La relance est passée par une remise en cause après la défaite face à Riscle en janvier dernier. Le club n’était pas à sa vraie place et une réunion en présence des présidents Pierre Cazeaux et Philippe Loustalot, des entraîneurs Diaz et Lalanne, du capitaine exemplaire Xavier Douet et de quelques anciens du groupe a resserré les boulons. On connaît la suite, le SPS est allé s’imposer à Pont-Long. Puis Larressorre qui faisait la course en tête a été rejoint et dépassé. Cette prise de conscience, cette envie retrouvée et ce sérieux mis dans la balance ont rasséréné les présidents. Cependant, Philippe Loustalot tient à élargir le cercle des mérites : « Depuis quelques années, la force du Saint-Paul Sport c’est d’avoir une très bonne formation B. Sur quinze matchs, elle affiche quatorze victoires. Nous pouvons puiser dans cet effectif de qualité. » Dès lors, comment ne pas évoquer l’éventualité d’un retour en Fédérale 2 ? « La montée, on y pense, confesse Laurent Diaz, mais le chemin est encore long. » En 2013, aux côtés de Mathieu Lièvremont, Diaz a connu ce bonheur. Depuis, pour faire face aux conséquences de sa relégation le SPS a réduit cette année son train de vie. Il mise sur une amélioration des structures au niveau du sportif. « Nous avons quelques pistes avec des jeunes qui veulent s’impliquer dans un projet SPS 2020-2025 », révèle Philippe Loustalot qui précise aussitôt : « Notre credo restera la formation. » Reste cependant l’inconnue que laisse planer la situation de l’US dacquoise voisine et qui inspire au président cette réflexion : « Par rapport à notre potentiel et à la ville, nous aurions notre place en Fédérale 2 mais nous dépendons un peu de Dax et le contexte est fragile. Il faut absolument que l’USD se maintienne en Pro D2, sinon cela pourrait être catastrophique pour nous et tout l’environnement. » Plus clairement, la santé du rugby landais dépend, aussi, de la résolution de cette épineuse équation.

 

Par Gérard Piffeteau

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