Dernière souffrance

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Pour l’ultime match d’une période de doublons qui les aura terriblement handicapés cette saison, les stadistes devront absolument remporter ce duel pour inverser la tendanace. Et rêver. 

Au cœur de cette vague de ténèbres, voilà peut-être enfin une éclaircie. S’il est une grande nouvelle dans la triste série toulousaine, laquelle est symbolisée par les quatre revers de rang que viennent de connaître les Stadistes, elle est que la période internationale va trouver son épilogue. Ce dimanche, l’équipe d’Ugo Mola disputera son dernier match sans ses Bleus (et sans Leonardo Ghiraldini et Richie Gray). Car, comme la saison passée, les doublons sont synonymes de disette pour les Rouge et Noir. Jugez plutôt ce maigre bilan : entre la tournée automnale et le Tournoi des 6 Nations, le Stade toulousain a jusque-là disputé sept rencontres en étant « amoindries » par le calendrier du XV de France pour un résultat sans appel… Une seule victoire, six défaites et six petits points récoltés. Une misère. Et encore, l’unique succès fut arraché contre Castres (16-15) au prix d’un effort considérable en fin de rencontre. Presque un miracle. Forcément, dans ces conditions, le retour imminent des internationaux a de quoi ravir du côté d’Ernest-Wallon. « Oui, bien sûr qu’il nous tarde d’être tous réunis, avoue François Cros. Mais cela n’explique pas tout. Est-ce qu’on peut se résoudre à laisser un club comme le Stade toulousain dans sa situation actuelle ? Non. L’absence des internationaux fait un vide mais, avec ou sans eux, il faut faire en sorte de s’extirper vite de là. » Car, cette fois, c’est plus vrai que jamais. Le club au palmarès le plus long de l’Hexagone n’a plus le choix : il a tellement hypothéqué ses chances de phase finale qu’un nouveau revers lui fermerait définitivement les portes des six premières places. « Dans tous les cas, si on perd, c’est terminé, reprend le troisième ligne. Et si on l’emporte, rien ne sera gagné. » Les choses sont plutôt bien résumées ainsi. Reste que cette ultime souffrance sans les membres du XV de France pourrait s’avérer salvatrice en cas de victoire mais aussi de réponse dans le combat. C’est elle, et elle seule, qui est aujourd’hui en mesure d’inverser une dynamique destructrice. Avec un nouveau souffle espéré et incarné derrière par le retour des Baille, Maestri, Fickou ou Huget. De toute façon, il ne reste que ça.

 

Médard : « Il faut juste gagner »

Alors cette semaine, le groupe toulousain a encore cherché à se recentrer, se resserrer pour trouver les leviers nécessaires à une révolte sur le terrain. « La motivation est toujours là, je vous l’assure, clame Maxime Médard. Mais l’erreur n’est plus permise. » C’est aussi sur le plan technique que les Stadistes entendent dénicher les solutions à leurs maux du moment. Après une première mi-temps parfaitement maîtrisée à Brive samedi dernier, ils sont retombés dans leurs travers… Question de (manque de) sérénité sûrement. « On a vu ce qui n’allait pas et on a donné tous les points à notre adversaire, poursuit l’arrière. Quand tu en offres une vingtaine à un buteur comme Germain… Ce sera avec des choses simples qu’on va revenir progressivement. Il y a peu de temps désormais mais on va tout faire pour montrer un autre visage et surtout gagner, retrouver le chemin de la victoire, donc la confiance. » Parce que lui, comme ses partenaires, a conscience de l’état d’urgence. « Nous sommes dixièmes au classement et il faut juste remporter le plus de matchs possibles maintenant et ne plus se poser de questions, assène Médard. On fera les comptes à la fin. » Avec la conviction qu’ils pourraient être moins douloureux qu’il n’y paraît. à condition de créer l’électrochoc face à Lyon. 

Jérémy Fadat
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