L’Aviron est toujours en vie

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    L’Aviron est toujours en vie
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Auteur d’une très belle première période, Bayonne est venu à bout de l’UBB (24-20) et se donne le droit de croire au maintien.

Résumé

Bayonne pouvait-il se relever de la claque reçue à Toulon ? Si l’éventuelle fusion parisienne avait clairement fait renaitre un espoir de maintien au sein du peuple basque, il restait à savoir si les joueurs n’avaient pas trop été perturbés par les 82 points encaissés dans le Var. Les 14 017 spectateurs présents à Jean Dauger ont vite compris que la page avait été tournée. Morts de faim, les Ciel et Blanc réalisaient une entame de match tonitruante. À l’image de Tanerau Latimer toujours dans l’avancée ou de Martin Bustos Moyano qui n’hésitait pas à relancer un ballon de son propre camp à la 5ème minute. Bayonne faisait clairement part de ses intentions et les Basques profitaient de l’indiscipline bordelaise (5 fautes en 15 minutes) pour mener 6-0 au quart d’heure de jeu. Et la folie bayonnaise ne s’arrêtait pas là, puisque trois minutes plus tard, Jean Monribot, pour son grand retour, cassait le plaquage de Madaule, échappait à l’attention de trois Girondins pour prendre l’intervalle, gagner son duel avec Dubié et filer dans l’en-but. Après un accrochage au sol entre Monribot et Madaule, les deux capitaines étaient priés de quitter le terrain dix minutes, et à la suite de cet accrochage, Simon Hickey débloquait le compteur de son équipe. À 14 contre 14, Bayonne continuait sur sa lancée et Lovobalavu marquait le second essai des siens, transformé par Bustos. L’Aviron menait 18-3 à la 25e minute. Le score ne bougeait plus jusqu’à la pause, malgré la domination bayonnaise illustrée par la possession de balle (62% contre 38%), et les locaux rejoignaient les vestiaires avec une avance de quinze points. L’UBB réduisait l’écart dès le début du second acte, en profitant de deux fautes consécutives de l’Aviron (18-6, 44e), mais Bustos redonnait une marge confortable aux siens à la 48e (21-6). Probablement vexés après la copie livrée en première période, ce sont les Bordelais qui faisaient le jeu dans la seconde, et bénéficiaient d’un en-avant volontaire de Bustos Moyano pour, en supériorité numérique, se rapprocher au score après l’essai en force de Wayne Avei (21-13 à la 54e). Mais Bayonne a du cœur et l’a montré en ne lâchant rien défensivement. Une pénalité de Bustos à la 77ème mettait définitivement à l’abri les Ciel et Blanc. L’UBB, dans le temps additionnel, allait toutefois chercher un bonus défensif avec un essai transformé de Ian Madigan. L’Aviron l’emporte finalement 24-20 et s’offre la possibilité de croire au maintien, en attendant d’en savoir plus sur la fusion entre le Racing et le Stade Français.

 

L’essai du match : Celui de Gabiriele Lovobalavu

L’action part d’un débordement de Baptiste Chouzenoux qui passe après contact à Martin Laveau. L’ailier bayonnais progresse dans le camp adverse mais est stoppé à une trentaine de mètres de l’en-but. L’action se déroule, puis l’ancien béglais Félix Le Bourhis fait parler sa vista en ajustant un coup de pied par-dessus la défense Girondine. Son compère au centre, Lolobalavu, a bien suivi. Plus rapide que la défense adverse, il profite du rebond en sa faveur pour concrétiser ce temps fort.

 

Le fait du match :  Le carton jaune reçu par Bustos Moyano à la 53ème minute

En sous-nombre sur un temps fort Bordelais, l’arrière bayonnais, après avoir commis un en-avant volontaire en tapant dans le ballon, est exclu temporairement. Deux minutes plus tard, l’essai de Avei, transformé par Hickey, ramène l’UBB à 8 points (21-13) et a quelque peu relancé le match.

 

L’homme du match : Le troisième ligne centre Jean Monribot

Pour son retour à la compétition, le capitaine ciel et blanc a répondu aux attentes et a montré la voie de la plus belle des manières à ses coéquipiers. Auteur du premier essai du match, où il élimina deux défenseurs, et deuxième meilleur preneur en touche avec 4 prises, son retour a fait du bien à l’Aviron.

 

Les meilleurs : À Bayonne : Huete, Monribot, Latimer, Chouzenoux, Lovobalavu, Poki, Bustos Moyano.

À Bordeaux : Marais, Chalmers, Tauleigne, Spence.

 

Par Pablo Ordas

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