• « Jusqu’à la fin de la saison, je serai là. Après, on verra... »
    « Jusqu’à la fin de la saison, je serai là. Après, on verra... »
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Compétitions

« Jusqu’à la fin de la saison, je serai là. Après, on verra... »

Peu après avoir annoncé la fin du projet de fusion, le président Thomas Savare prend la parole. Exclusif.

Cette décision est-elle due à un ras-le-bol de Jacky Lorenzetti, votre homologue du Racing 92 ?

Non, c’est un constat commun. Il faut même dire que l’opposition -des joueurs, des supporters et de l’association- était probablement plus forte au Stade français qu’au Racing… Le mécontentement, il était plutôt chez nous.

Alors ?

J’ai le sentiment de ne pas être entendu, écouté et, finalement, de ne pas réussir à convaincre. Donc, on arrête tout et ne forcerai pas cette décision contre la décision de tous. Même si je crois vraiment qu’elle était la bonne...

Etes-vous meurtri ?

Je suis déçu, plutôt. C’était un projet ambitieux. Je constate d’ailleurs que les journaux anglais parlaient de l’avènement d’un grand club européen et nous soutenaient dans ce projet. Après, je ne vais pas vous dire ne pas avoir été touché par les insultes et les mises en cause…

Comment envisagez-vous la suite ?

Si un repreneur se présente avec un projet concret et viable, je cèderai le club. Mais d’abord, on va s’attacher à bien terminer l’exercice en cours.

Partirez-vous à la fin de la saison ?

Je ne prendrai aucune décision sur le coup de l’émotion. L’an passé, j’ai présenté un projet alternatif avec un budget plus modeste où l’on misait sur la formation, les jeunes et le développement. Et puis, ce projet de fusion est arrivé. Vous connaissez la suite. Rien ne dit qu’on ne reviendra pas au projet intial, celui auquel j’avais présenté cet hiver. On verra.

Combien coute le Stade français ?

Je ne sais pas. Tout dépend dans quelle configuration et dans quel modèle. Mais ce n’est pas le sujet. Le sujet, c’est dans quelles conditions le Stade français va-t-il terminer la saison. Il nous faut retrouver en interne de la cohésion et de la sérénité. Quel que soit le projet qui suivra, il faut quelqu’un qui ait l’adhésion de tout le reste du club.

Serez-vous cet homme ?

Ce sera moi ou quelqu’un d’autre. On discutera dans les jours à venir et on tirera des conclusions. Jusqu’à la fin de la saison, je serai là. Après, on verra...

Arnaud Beurdeley
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