Langon, vite, la prochaine !

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    Langon, vite, la prochaine !
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Sauvés par la réforme, les Sud-Girondins vont se pencher sur le bilan 2016-2017 pour retrouver la dynamique de ces dernières saisons. Le paysage devrait être modifié.

Imaginez la situation. Vous installez à la présidence un chef d’entreprise, Patrice Audureau, porteur d’un projet ambitieux. Vous dotez votre équipe première de deux coachs, Xavier Blond et Olivier Campan tous les deux anciens internationaux. Ce faisant, vous rompez avec la tradition locale qui consiste à confier à des Langonnais la gestion des affaires. Et qu’advient-il de cette mini révolution ? Pour la première fois depuis l’accession du Stade langonnais en Fédérale 1 il y a dix ans, le club ne se qualifie pas. Pire, il serait rétrogradé sans la réforme des compétitions. La vérité venant toujours du terrain, nous avons cherché les raisons de cet « échec » auprès des acteurs. Le capitaine Yann Dessis, titulaire depuis dix ans, évoque la difficulté à sortir de la spirale négative dans laquelle le groupe rouge et blanc s’est très vite englué. À telle enseigne qu’en décembre dernier, Blond et Campan ont été remerciés. Lorsqu’on avance l’idée d’une routine qui aurait fini par « chloroformer » les Stadistes, Yann Dessis conteste : « Non, parce que le travail a été correct à l’intersaison. Les deux coachs venus de l’extérieur étaient là pour justement casser les habitudes. Nous sommes peut-être arrivés à la fin d’un cycle avec un groupe de joueurs plus anciens mais personne n’a triché. Il va sûrement falloir renouveler pour préparer l’avenir. »

 

Face au chantier

Entraîneurs de la formation B, Baptiste Deffiet et Thierry Dubernard ont pris les commandes dans l’espoir de redresser une courbe tortueuse. Mais il semble que les problèmes polluant le collectif n’ont pas permis ce total rétablissement. Baptiste Deffiet le coach des lignes arrière a dressé pour nous un constat sans concessions : « Au sein de l’équipe il y a un gros contraste. Devant, c’est âgé et derrière c’est très jeune. Je suis un fan de l’attaque en première main, notamment à partir de nos mêlées dominantes, mais le discours que j’ai tenu auprès des plus âgés de l’avant ne passe pas. Il y a une forme d’opposition. Nous prônons le mouvement mais hélas, devant ça se déplace trop peu et de plus, nous ne sommes pas invités en termes de physique pur et dur. Nous sommes systématiquement dans l’évitement et c’est complexe. » Il n’empêche que selon la formule (trop) consacrée : « le groupe vit bien », et le staff est même convaincu qu’un collectif en confiance gagnerait. Privé des performances qu’il avait inscrites dans ses objectifs, le Stade doit maintenant raisonner en termes de perspectives. « Le maintien par la réforme est un gros « coup de bol », nous dit-on, mais cela a mis un coup de pied au cul à tout le monde. La réflexion est déjà engagée pour ne pas refaire les mêmes erreurs et changer la façon de gérer le club. » Le président Patrice Audureau est face au chantier qui devrait s’ouvrir par une refonte profonde de l’effectif senior. L’écrémage en question Baptiste Deffiet le jugerait nécessaire, mais il va plus loin dans son analyse : « Le lien devait se faire avec Clarac, Lavie et Pampouille mais tous les trois ont été blessés. On a lancé des gamins qui n’avaient pas la confiance des anciens. Il faut que l’ouvreur Julien Lavie puisse faire une saison de plus et qu’il soit le guide des jeunes Dimitri, Bretagnolle, Minguillon ou du numéro 9 Romain Blot exemplaire dans l’engagement. Le 3e ligne centre Pierre Julien (26 ans) devrait prendre les affaires en main et nous devons miser aussi sur le troisième ligne Luther Dalbin (23 ans). » De toute évidence, le Stade langonnais ne sera pas en panne de solutions pour effacer le souvenir d’une triste saison. 

par Gérard Piffeteau

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