Six matches pour redorer le blason

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    Six matches pour redorer le blason
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Maxime Petitjean espère que les rouge et bleu finiront l'exercice 2016-2017 en beauté. Pour cela, il serait temps de montrer un autre visage.

Le capitaine du Stade aurillacois en convient lui-même : il a raté sa saison. Et avec lui, c'est tout le stade qui a manqué son rendez-vous après pourtant une entame prometteuse. « On sait très bien qu'aller chercher la qualification sera très compliqué. Il ne faut pas se voiler la face. Maintenant, il reste six matches pour essayer de se faire plaisir, retrouver notre envie de jouer, notre jeu que l'on a un petit peu perdu depuis la saison dernière. Il est important aussi de refaire plaisir à nos supporters ».

Même si mathématiquement tout est encore faisable, l'enfant de Corrèze sait pertinemment que l'objectif fixé du début de saison ne sera pas atteint. « On devait faire au moins aussi bien que l'an dernier (finaliste face à Bayonne). On est tous passés à côté de notre saison. Les explications ? Je ne les aies pas. Peut-être un peu de fatigue de l'an dernier, un peu plus de blessures aussi... il ne faut pas se chercher d'excuses non plus. Cette année on y était moins. Dans les têtes c'est très compliqué ». Il pousse l'analyse encore plus loin. « On n'a quasiment aucun match référence cette saison. À l'extérieur, on a été encore plus catastrophiques que les dernières saisons. À chaque fois que l'on a voulu se déplacer pour ramener des points, on est repartis avec de grosses déconvenues. Tout ce cumul fait que ce n'est pas une saison très rigolote pour tout le monde. On a donc six matches pour essayer d'égayer tout cela et retrouver du plaisir sur le terrain ».

Pour les six derniers matches, le Stade ne va rien calculer et enchaîner les rencontres comme elles se présenteront. Il ne sert plus à rien maintenant de tirer des plans sur la comète. « Nous n'avons pas trop à calculer non plus vu nos prestations du moment. Attachons-nous d'abord à faire un gros match contre Bourgoin. On sait que cela ne va pas être une partie de plaisir. C'est une équipe accrocheuse, qui va venir à Aurillac pour chercher des points, avec des joueurs qui auront envie de se montrer pour les saison suivantes. À nous donc de remettre les choses dans l'ordre si on veut l'emporter ».

« Ressortir la tête de l'eau »

Aurillac n'a pas oublié qu'à l'aller, le 16 décembre, Bourgoin avait mis une grosse claque aux ambitieux cantaliennes avec un 20-3 peu reluisant même. « C'est certainement l'un des plus mauvais matches de notre saison à l'extérieur. En plus on y allait avec la ferme intention de ramener quelque chose. Et bien on sait tout simplement fait manger. Nos potentiels concurrents pour les phases finales s'étaient tous imposés. Et nous on a été incapables de ramener ne serait-ce qu'un point ». Aurillac touché, marqué au fer rouge d'ailleurs par cette sortie qui annonçait malheureusement des lendemains désenchanteurs. « Nous ne sommes tout simplement pas une équipe en confiance. On joue avec le frein à mains. Ce manque de confiance bride tout le monde et on n'arrive pas à mettre notre jeu en place. Cette année, on ne fait peur à personne. On a beaucoup de mal à se sortir de tout ça. On a six matches pour ressortir la tête de l'eau et montrer à tous que nous sommes une bonne équipe ».

Ça commence par Bourgoin, « mais il faudra respecter cette équipe et ne pas tenir compte de son classement. Il va y avoir beaucoup de combat et si on n'est pas prêt dans le combat, on n'arrivera pas à mettre notre jeu en place. Depuis plusieurs saisons, notre marque de fabrique c'est le jeu en mouvement et c'est pour cela que l'on a réussi à sortir notre épingle du jeu l'an dernier. Cette année on n'arrive pas. C'est pour cela qu'il faut mettre les choses dans l'ordre, y mettre la tête et avancer tout simplement sur ce que sont les bases du rugby : combattivité et agressivité ».

par Jean-Marc Authié

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