Le Racing peut souffler

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    Le Racing peut souffler
Publié le , mis à jour

Après un excellent début de match, le Racing 92 a souffert en seconde période mais a su faire preuve de maîtrise pour finalement s'imposer petitement (27-24).

Le résumé du match

Bien heureux les Racingmen d'avoir su débuter le match avec autant de détermination et d'envie. Pas de préambule dans cette rencontre, ni de round d'observation. Les joueurs du président Lorenzetti avaient faim. A croire qu'il y avait de la colère à évacuer sur chacune de leur charge, dans chacun de leur plaquage... A faire passer la performance clermontoise pour indigente au cours de la première période. Deux essais et vingt points inscrits en moins d'une demi-heure pour les Franciliens. Rien de l'autre côté. Seulement voilà, changement de décor en seconde période. Les Auvergnats se sont montrés bien plus mordants, bien plus efficaces. Même le carton de rouge logique infligé à Stanley (60e) n'a pas enrayé la belle « remontada » de l'ASM. En inscrivant trois essais (47e, 71e, 76e), les Clermontois ont fait tremblé les Racingmen jusqu'au bout. Heureusement, Szarzewski et ses partenaires avaient eu la bonne idée de marquer juste après l'expulsion de Stanley (Imhoff, 60e).

 

L'anecdote du match

Qu'à donc bien pu penser le sélectionneur Guy Novès en voyant ses deux arrières se chamailler à la quinzième minute de la rencontre ? Scène aussi cocasse que suréaliste. Brice Dulin et Scott Spedding qui ont passé une grande partie de l'hiver ensemble enfermés à Marcoussis ont été à les acteurs d'un accrochage potache. Le premier : « Donne moi le ballon ». Réponse : « Non, je te le donne pas. » Je te pousse, tu me repousses. Résultat : les deux équipes se sont retrouvées à se chamailler durant quelques instants pour une broutille bien puérile. Vivement le prochain rassemblement de l'équipe de France...

 

 

Le plus bel essai

Ce n'est pas le plus bel essai, mais c'est assurément le plus symbolique. Les Racingmen ont mis moins d'une minute pour l'inscrire. Cinquante seconde, très précisément. Après un premier franchissement net du troisième ligne centre Chris Masoe, les Clermontois se mettaient à la faute. Le capitaine Dimitri Szarzewski se précipitait pour jouer rapidement la pénalité et servait son deuxième ligne Nakarawa. Le Fidjien allongeait alors tout son corps pour s'écrouler dans l'en-but. Un début de match en fanfare comme pour mieux faire oublier une dernière quinzaine très sombre.

 

L’homme du match

La dernière fois qu'il avait foulé une pelouse de Top 14, Chris Masoe n'avait joué que six minutes, la faute à un vilain plaquage haut sur Arnaud Héguy, le talonneur de Grenoble. Ce carton rouge, le Kiwi a eu le temps de le ruminer. Et dans ses charges dévastatrices samedi face à Clermont, Masoe a donné l'impression de libérer toute la frustration accumulée ces trois dernières semaines. Le troisième ligne centre du Racing 92 a livré une prestation majuscule. Non seulement, il a été à l'origine du premier essai de son équipe, mais c'est lui qui s'est aussi chargé d'inscrire le deuxième (20e). Alors certes, il a un peu accusé le coup sur le plan physique au cours de la deuxième période, mais jamais il n'a laisser donné l'image d'un joueur qui fêtera ses 38 ans le 15 mai prochain.

 

Les meilleurs

Au Racing 92 : Ben Arous, Grobler, Nakarawa, Masoe, Imhoff, Chavancy, Dulin, Tales

A Clermont : Concoriet, Jedrasiak, Falgoux, Penaud, Chouly

Arnaud Beurdeley
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