Deflandre, forteresse imprenable ?

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    Deflandre, forteresse imprenable ?
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Le défi qui se présente à l'UBB est colossal : faire tomber les Rochelais dans leur antre de Deflandre. Un bonus défensif serait déjà une bonne affaire.

Par quel côté partir à l’assaut de La Rochelle ? C’est certainement, la question, bigrement difficile que le staff bordelo-béglais a dû se poser durant la mini-trêve du Top14. Car venir à Marcel-Deflandre, actuellement, c’est un peu « partir à la guerre du Vietnam, à poil » pour reprendre une citation du grand philosophe du rugby, Franck Mesnel. Émile Ntamack, l’un des coachs bordelais, ne cache pas l’ampleur de la tâche : « La Rochelle est le leader incontesté du Top 14, une équipe qui est sûre d’elle, qui est capable de s’imposer à l’extérieur chez n’importe qui. Elle l’a prouvé en allant gagner chez des grands du Top 14 comme Toulon, mais aussi en allant gagner chez les grands d’Europe comme Édimboug tout récemment. » Pourtant, l’UBB est la dernière équipe en date à avoir fait mordre la poussière aux Jaune et Noir, avec un score sévère mais mérité, 26-0. Il existe donc une recette, voire un plan pour batte l’équipe maritime. « Je crois qu’on avait fait un match plein », se souvient Ntamack. Aussi, le plan de bataille devrait rester simple : résister au bulldozer estampillé Collazo-Garbajosa. L’UBB a « eu trois jours pendant la trêve que l’on a mis à profit sur le travail et qui ont été intéressants. Et lundi, on a pu retravailler sur la qualité ». Un temps de préparation qui sera bien nécessaire avant d’affronter l’armada rochelaise.

 

Difficile mais pas impossible

Émile Ntamack rend d’ailleurs hommage au travail de ces deux collègues : « La Rochelle a un jeu très solide. Solide sur les bases, sur l’intelligence qu’elle y met. Et sur l’enthousiasme aussi. Car elle est capable de montrer, à chaque match, des ressources un peu différentes. Ce qui lui permet de trouver une recette pour s’imposer. » L’Union aura-t-elle toutes les armes pour trouver la faille dans la forteresse rochelaise ? Le match contre Toulouse a démontré la capacité de l’équipe à résister aux packs les plus lourds. Et avec un peu de mémoire, l’équipe peut s’enorgueillir de prestations défensives de qualité contre l’Ulster, ou à Exeter. Car si La Rochelle possède des atouts majeurs dans quasiment toutes les lignes, l’UBB a vu avec plaisir, le retour d’un « papa » de 22 ans, Baptiste Serin qui a su remobiliser des troupes, en manque de munitions mentales. Le patron est de retour pour préparer ce combat où le corps-à-corps sera déterminant : « La bataille va être dans tous les coins, que ce soit sur la conquête, sur les rucks, sur l’occupation, le pied. Toutes ces armes, La Rochelle, les possède. C’est une équipe qui est puissante. Mais qui a aussi des joueurs très véloces derrière. Cela va être, bien sûr, pour nous extrêmement difficile. » Difficile. Pas impossible.

 

Par Jean-Yves Saint-Ceran

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