Bayonne : Maintenant, il faut reconstruire

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    Bayonne : Maintenant, il faut reconstruire
Publié le , mis à jour

Sportivement relégué en Pro D2, l’heure est au constat pour l’Aviron qui n’a que trop peu existé dans ce Top 14 pour espérer se maintenir.

La sentence leur pendait au nez depuis quelques semaines, voire quelques mois. Elle est officiellement tombée aux alentours de 20 h 30, samedi. Après sa quinzième défaite de la saison, la quatrième à domicile, Bayonne est sportivement relégué en Pro D2. Outre cette rétrogradation, à laquelle les joueurs et le staff s’étaient préparés depuis plusieurs matchs, c’est le constat d’échec d’une équipe qui n’a pas su trouver les solutions pour s’en sortir. Dominés par le rouleau compresseur parisien, une classe d’écart apparaissait à l’issue du match entre les deux formations, séparées de deux places au classement avant le coup d’envoi. « Quand je regarde le poster qu’il y a dans la salle de vie où l’équipe lève les bras après cette finale à Toulouse, j’ai le sentiment d’avoir fait tout ça pour rien », déplorait Richard Choirat quelques instants après le match, en ajoutant « à la limite, redescendre, c’est une chose, mais pas comme ça… ».

Un ressenti partagé par Baptiste Chouzenoux, présent lors de la descente en 2015, pour qui « il y a deux ans, sur le coup, c’était très dur parce que l’Aviron avait fait une belle saison dans l’ensemble. Là, c’est compliqué sur le long terme. Ça fait un petit moment que c’est franchement dur, de se motiver toutes les semaines, de s’entraîner pour ne pas passer de bons moments le week-end », expliquait le garçon formé au club, pour qui son équipe « a manqué de régularité » sur ce championnat. Maintenant, il reste trois journées à l’Aviron, dont un déplacement dès dimanche à Montpellier, forcément périlleux. « Il faut assumer ce qu’on a fait jusqu’à présent, montrer que le groupe a du caractère et que nous ne sommes pas des voyous du rugby », annonçait le flanker ciel et blanc.

Les volontés d’Etcheto

Trois journées, qui seront forcément difficiles à aborder, maintenant que Bayonne a les deux pieds en Pro D2, mais qui pourraient servir à préparer l’avenir. Oui, mais avec qui? « Ce n’est pas dur de se dire que maintenant Bayonne y est, parce que ça fait un petit moment que le club l’a compris. Ce qui est dur, c’est de ne pas savoir ce que l’on va faire l’an prochain. J’ai envie, de suite, de la préparer pour rebondir. Je veux savoir où l’Aviron va, avec quelle équipe, je veux que ce soit officiel ! », affirmait Vincent Etcheto. Avant d’ajouter : « J’ai envie d’être inscrit dans un projet commun. Je ne suis pas Louis de Funès qui va être premier dans sa rue. J’ai envie de faire ce que j’aime pour ce club que j’aime que ce soit avec quelqu’un au-dessus, au-dessous, à côté. Je m’en fiche de la hiérarchie, tant que je peux m’exprimer sur le rugby, c’est ce qui m’intéresse. » Le stratège ciel et blanc a également profité de cette relégation sportive pour dresser un petit bilan et rappeler : « J’assumerai totalement mon échec, mais pour trouver des excuses, j’ai fait les trois-quarts de la saison sans mes meilleurs joueurs : Monribot, Iguiniz, Latimer, Poki, Bustos, Du Plessis. C’est beaucoup pour une équipe qui a un petit budget, un effectif moyen, un staff jeune. J’ai peut-être été trop ambitieux avec ce rugby, mais est-ce que mon équipe était capable d’en faire un plus restrictif ? » Des questions auxquelles Bayonne tentera de répondre, et qui serviront sûrement pour bâtir de futures bases solides sur les bords de l’Adour.

 

Par Pablo Ordas

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