Les clés du lendemain

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Son exploit. Les espoirs de l'US Colomiers Rugby ne cessent de l'entrevoir, dans ce play-off. Et ce, au fur et à mesure qu'ils convainquent, en rivalisant avec les gros bras de la poule. Problème, la mission s'annonce à tous les niveaux, des plus relevées sur la pelouse de Grenoble samedi.

Les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent. Signée Jacques Chirac, la phrase renverrait sans doute à la prochaine Présidentielle et les sondages associés. Ceux-là même qui donnerait Colomiers, largement outsider avant son déplacement à Grenoble samedi. "Perdre là-bas n'aurait rien d'anormal, même si nous sommes des compétiteurs. Ils nous sont en effet supérieurs sur le papier, du point de vue de la qualité et de la globalité de leur groupe. Maintenant, nous allons aller là-bas pour jouer car il serait véritablement dommage de prendre une fessée" prévient Thierry Barbière, co-entraîneur avec Christophe Pigozzo. Et pour cause, au vu du contenu livré par les Haut-Garonnais ces dernières semaines. Les gros bras du championnat peuvent en attester, après leur visite à Michel-Bendichou. A l'image de Lyon et de Grenoble, tout proche d'une bien mauvaise surprise, le 25 février dernier. "Nous venions de prendre cinquante points au Racing et les joueurs s'étaient véritablement transcendés, pour ce match face à Grenoble. Ils avaient cependant eu vingt dernières minutes difficiles et nous avions ainsi payé cash, chaque intervalle dans lequel notre adversaire avait pu s'engouffrer". Frustrant, après avoir pourtant mené de douze points. La botte de Joris Cazenave associant en effet réalisme et pragmatisme, aux notions de solidarité haut-garonnaises (15-3, 40e puis 18-18, 80e). Un message fort, face à l'un des candidats au titre national en fin de saison. "Grenoble est une belle machine, bien huilée et qui a beaucoup de repères communs. Je les vois capables de battre n'importe qui sur un match, même si Lyon et le Racing m'ont semblé jusqu'ici supérieurs, dans l'agressivité".

En souvenir de l'aller

Dans l'Isère, les Columérins s'attendent donc à retrouver une bête blessée. Le match aller constituant l'unique accroc des partenaires de Thomas Jolmes, dans ce play-off. Au point d'obliger le FCG, à patienter pour valider officiellement sa qualification. "Nous nous attendons à ce qu'ils souhaitent nous faire payer l'addition, d'autant qu'ils doivent impérativement s'imposer samedi. De notre côté, l'important sera donc d'essayer de rééditer le match aller et de conserver notre état d'esprit, afin de pouvoir envisager Aurillac avec des certitudes" confie Thierry Barbière. Et ce, pour ce qui sera la dernière sortie de la saison à Michel-Bendichou. Problème, les mauvaises nouvelles se sont accumulées en Haute-Garonne, ces derniers jours. L'infirmerie s'est en effet rapidement regarnie, tandis que les premières chaleurs pointent leur nez. "C'est la bouteille à l'ancre et malheureusement, nous nous attendions à nous retrouver dans cette situation. Je m'attends donc à vivre un match difficile, notamment après l'heure de jeu et peut-être même avant. La seule question étant de savoir combien de temps nous allons pouvoir les tenir". Un vrai défi, là où seuls Lyon (11-42) et le Racing 92 (16-21) se sont déjà imposés cette saison.

 

par Corentin Vaissière

 

 

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