Esprit, es-tu là ?

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    Esprit, es-tu là ?
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Apathiques samedi dernier, les Tarnais doivent réagir à Mayol… tout en préparant la venue de Paris, quatre jours après.

Un « non-match ». Voilà en quel terme le staff castrais a qualifié la prestation du CO face à Lyon la semaine dernière. Mis en échec par le pack lyonnais, tenus à distance par la botte de Lionel Beauxis et incapables d’une révolte qui aurait douché les espoirs d’une équipe qui ne jouait pourtant pas pour sa survie dans le Tarn, les Castrais se sont retrouvés, lundi matin, avec une sacrée gueule de bois. « Nous étions en colère contre nous-mêmes, raconte l’entraîneur adjoint Joe El Abd. Pour tourner la page de ce faux pas qui arrive au pire des moments, les Castrais se sont expliqués. « Nous n’allons pas l’oublier, bien au contraire. Nous allons l’utiliser. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé mais à 18 h 30, nous n’étions plus là. » Un « oubli » d’autant plus dommageable qu’il arrive à ce moment de la saison : « Oui, cela le rend encore plus inconpréhensible, confirme le technicien. Mais il faut se resserrer dans le travail et apprendre. Mais apprendre vite. »

Deux équipes pour deux matchs

Le temps presse. Déjà parce que les résultats des autres équipes n’ont pas fait les affaires des Castrais : « à trois journées de la fin, le douzième peut encore se qualifier. Je crois que cela ne s’est jamais vu », résume Christophe Samson. Mais surtout parce que depuis mercredi soir, les Castrais savent qu’ils devront affronter le Stade français mercredi soir, soit quatre jours plus tard. Pour négocier au mieux ce déplacement, ils ont pris la route dès jeudi en début d’après-midi et de rentrer dans la foulée du match afin de bien récupérer le dimanche. Sur le plan sportif, le staff a choisi de panacher son effectif en titularisant des joueurs « frais » et laissés au repos la semaine dernière tels que le troisième ligne Yannick Caballero, le centre Robbie Ebersohn et l’arrière Geoffrey Palis. D’autres, remplaçants face à Lyon, débuteront contre Toulon à l’image du centre Thomas Combezou, du deuxième ligne Victor Moreaux ou du numéro huit Alex Tulou. Enfin, le staff a tenu à donner une seconde chance à bon nombre de titulaires du match de Lyon, mais attend une réaction de ces derniers. Autant de rotations qui devront permettre de négocier au mieux l’enchaînement des deux matchs même si, in fine, ce passage délicat constituera un véritable test pour le CO. « C’est quand on est dans la m... que l’on voit si l’on a du caractère, non », lançait Joe El Abd. Alors, esprit castrais, es-tu là ?

Simon Valzer
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