Toulouse, c'est déjà demain !

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    Toulouse, c'est déjà demain !
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Très (trop ?) distancés dans la course à la qualification, les Stadistes doivent s’appuyer sur la fin d’une saison cauchemar pour préparer la suite Et mettre de l’ordre à tous les étages.

Désormais relégués à la douzième place du Top 14, les Toulousains conservent un mince espoir mathématique de qualification pour les phases finales. Mais, au bout d’une saison de transition ratée, il convient surtout de retrouver le goût de la victoire, au Stadium face aux champions de France en titre, et de préparer l’avenir, ce qui n’a pas été anticipé à temps. Explications.

 

Doutes et incertitude

C’est une ambiance pour le moins pesante qui règne actuellement en Ville rose. « Cela commence à être un peu lourd », confiait ainsi Maxime Médard dimanche dernier en référence à la série noire de son équipe. Entre des défaites à répétition depuis fin janvier et le remue-ménage pressenti en interne, le club a besoin de confiance et de clarté. Cela passe d’abord par le fait d’accepter la situation : la saison est loupée, quoi qu’il arrive, et il convient aujourd’hui de ne plus parler d’une qualification pour les phases finales qui relèverait du miracle. Ensuite, le Stade toulousain doit avancer sur la succession de René Bouscatel, dont le mandat arrive à terme en juin, et sur les ajustements à apporter dans son staff, lequel a de fortes chances d’être remanié en vue du prochain exercice.

 

Baille et Maestri, les dernières tuiles

Décidément, au-delà de sa spirale de revers, rien ne sourit actuellement pour le Stade toulousain, qui perd ses hommes forts semaine après semaine. Le club avait déjà dû se passer de trois de ses seules satisfactions de la saison sur blessure lors de son quart de finale européen au Munster, à savoir Christopher-Eric Tolofua, Yann David et Richie Gray. Dimanche dernier, il a vu Yoann Maestri, son annonceur en touche, quitter le terrain dès la 5e minute en raison d’une fracture du nez. Mais surtout, il a perdu Cyril Baille pour de très longs mois. Victime d’une rupture du tendon rotulien du genou gauche, le pilier international ratera même une partie de la saison à venir, alors que staff et dirigeants comptaient en faire un joueur de base de leur futur projet.

 

Soigner la révolution

On le sait depuis quelques mois : Toulouse va voir plusieurs de ses hommes historiques partir en fin de saison. Census Johnston, Patricio Albacete, Grégory Lamboley, Thierry Dusautoir et Luke McAlister ne porteront plus le maillot avec lequel ils ont tous été champions de France. Le but est évidemment de leur offrir une sortie digne de ce nom lors des trois dernières journées, du moins de le faire en douceur. Ceci en assurant une transition trop longtemps retardée. C’est maintenant à la jeune et talentueuse génération des Marchand, Aldegheri, Maka, Cros, Fickou ou Bonneval de ramener ce club en haut de l’affiche, accompagnée par les plus expérimentés Maestri, Galan, Bezy, Doussain ou Médard qui n’ont pas pris les clés à temps.

 

Allez feu maintenant !

Enfin, il est aujourd’hui l’heure d’oublier cette hypothétique sixième place pour penser à jouer. Tout simplement. Alors pour ce match qui reste de gala contre le champion de France au Stadium, les acteurs stadistes auront pour mot d’ordre de se lâcher, d’être entreprenants et ambitieux. Bref, de se faire plaisir, ce qui n’est pas souvent arrivé récemment. Ce serait le meilleur moyen de sauver au minimum leur honneur.

Jérémy Fadat
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