Quel sprint !

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Publié le , mis à jour

À trois journées de la fin, La bataille pour l’accession en Top 14 s’annonce plus serrée que jamais.Pour la première fois de l’histoire personne n’a fait le trou pour la montée directe.

Ce championnat de Pro D2 aura été un régal pour les amateurs de suspense. Pour la première fois depuis la création de la compétition en 2000, l’équipe qui terminera à la première place ne se sera pas détachée longtemps à l’avance. À trois journées de la fin, dix équipes peuvent mathématiquement prétendre à la montée en Top 14 : d’Oyonnax à Béziers, dixième à quatorze points de la cinquième place. Pour l’instant, l’US Oyonnax est bien partie pour monter directement, les Haut-Bugistes ont signé deux exploits qui, à notre sens, sont la marque d’un parcours de champion : la victoire à Agen le 23 mars dans le match au sommet et la victoire du 22 janvier à Aurillac qui restait sur 35 succès de rang à domicile.

 

Le programme le plus aisé pour Agen

Bien sûr, il peut se passer bien des choses en trois journées, elles comporteront une série de duels entre concurrents directs. Les programmes les plus copieux sont ceux de Colomiers et de Biarritz qui en vivront trois sur trois. Les Basques en joueront même deux à l’extérieur. À l’inverse, Agen négociera trois virages abordables, les Lot-et-Garonnais n’ont pas perdu l’espoir d’un carton plein pour arracher la première place sur le fil aux dépens d’Oyonnax. « Tout va sans doute se jouer à la dernière journée », diagnostique Christophe Laussucq, coach de Mont-de-Marsan. On en salive déjà à l’avance avec trois morceaux de choix Agen — Colomiers, Montauban — Oyonnax et Mont-de-Marsan — Biarritz. Les protagonistes sont tellement proches qu’on peut imaginer voir un cinquième monter en Top 14 : exploit que seul Bordeaux-Bègles a réussi en 2011.

Que penser de ce championnat hyper serré ? « Les gros budgets à plus de dix millions d’euros sont encore là, à savoir l’Usap, Agen, le BO et Oyonnax, mais on a vu quelques déceptions. Alors quelques budgets autour de cinq millions se sont mêlés à la lutte, poursuit Laussucq. Mais ce n’est pas parce qu’il n’y a pas d’équipes dominatrices que le niveau du peloton de tête est mauvais. Quand je pense à tous les clichés véhiculés par des pseudo-spécialistes qui ne voient pas un match et qui ne connaissent aucun joueur… Il n’y a pas que des ballons portés en Pro D2, on y voit les mêmes formes de jeu qu’en Top 14, avec des joueurs un peu moins puissants et moins rapides, c’est vrai. » La première conséquence de l’homogénéité de ce championnat hors norme sera que, à la différence de ses prédécesseurs, le premier aura peu de temps pour recruter et préparer son accession. Mais quelque part ça tombe bien, car en 2018, le treizième du Top 14 jouera un barrage contre le vainqueur des barrages du Pro D2. Ce printemps 2017 est donc la période idéale pour monter.

Jérôme Prévot
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