Voiron veut voir plus loin

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    Voiron veut voir plus loin
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Le club isérois ne veut pas se satisfaire du maintien mais compte jouer les premiers rôles d’ici trois ans pour prétendre à la Fédérale 1 et devenir un pôle important entre Grenoble et Lyon.

Mercredi dernier le président de la FFR, Bernard Laporte, était à Voiron. Avec un Voiron — Bègles du début des années 1990 en toile de fond, où l’ancien sélectionneur était directement opposé à la mêlée à Frédéric Chabert, le vice-président voironnais, les dirigeants alpins, en présence du secrétaire général de la Fédération Christian Dullin, ancien président du comité des Alpes, et d’Yves Chenal, son successeur, ont présenté les grandes lignes de leur projet pour les trois prochaines années : I SOV 2020. Arrivés il y a trois ans, les deux dirigeants ont d’abord pris des pincettes pour aborder le sujet devant l’ensemble du club. Ils n’ont pas manqué à plusieurs occasions de réaliser un mea culpa, leur arrivée ayant un peu secoué le club et entraîné des remous. « Ce n’est pas formaté, a insisté le président, Thierry Peyraud. Ce projet est un cadrage pour permettre de travailler tous ensemble, pour arriver à notre but. Si vous ne participez pas, il ne fera rien. » L’un des volets importants concerne bien évidemment l’équipe seniors. Promue en Fédérale 2 au printemps 2016, elle a décroché son maintien sur le terrain. Alors que le nom de Sylvain Bégon était murmuré depuis quelques semaines pour succéder à Philippe Bonnet-Gros, devenu coordinateur du groupe seniors, c’est finalement un autre Grenoblois, qui le remplace : Éric Ferruit. L’ancien mammouth, également professeur d’EPS, laisse donc les équipes de jeunes du FCG pour s’engager dans le projet voironnais, qui se veut également orienté vers la formation, pas seulement dans la ville mais dans tout le bassin. « Je viens en toute humilité et respect, a soufflé l’ancien talonneur. Deux valeurs qui se perdent un peu. Le bling-bling ne m’intéresse pas. J’aime les combattants sur le terrain, les gens qui ont envie de gagner. J’ai trouvé le projet qu’on m’a proposé solide, objectif et ambitieux. Entre Lyon et Grenoble, Voiron doit être un pôle du rugby régional. »

500 000 euros de budget

Outre le développement à terme d’une équipe espoirs, appelée à remplacer l’équipe réserve, l’entraîneur, associé à Thierry Picard, qui reste en place, devra installer l’équipe voironnaise en Fédérale 2, pour se projeter à terme vers la Fédérale 1. « D’ici trois ans, il s’agit de jouer les deux premières places de la phase régulière, explique Frédéric Chabert. Même si nous ne savons pas quelle sera la Fédérale 1 dans trois ans. » En revanche, ils ont une idée plus précise de ce que sera le Sov : meilleur formateur, ouvert sur ses voisins avec qui il entend monter des partenariats gagnant-gagnant pour élever le niveau et conserver les rugbymen. Tout cela est très séduisant, sur le papier. Sur le plan des moyens, la saison prochaine, ils devraient être inchangés (520 000 euros de budget contre 500 000 annoncés cette année). Mais l’argent ne fait pas toujours le bonheur, et la volonté peut parfois déplacer des montagnes. Celle des Voironnais semble farouche. Il n’y a plus qu’à…

Par Sébastien Fiatte

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