Mission impossible pour Bourg-en-Bresse ?

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    Mission impossible pour Bourg-en-Bresse ?
Publié le , mis à jour

Les Bressans doivent renverser une situation très difficile. Totalement contrés par Chambéry à l’aller, ils doivent trouver les clés de la défense savoyarde.

Le manager Laurent Mignot s’était inquiété à propos avant le match aller à Chambéry en déclarant qu’il devrait face à une sorte d’épouvantail des phases finales, « une équipe qui ne semble pas avoir la profondeur de banc pour tenir toute une saison, mais qui peut jouer un rugby de très grande qualité dès lors qu’elle peut réunir son effectif sur un moment précis ». Enfin regroupés tous ensemble à l’occasion des phases finales, et avec le capitaine Blanc-Mappaz dont ils avaient dit pourtant qu’il serait forfait - intox - les Chambériens ont touché complètement leur potentiel de candidats crédibles à l’accession. Jeu de mouvement contre jeu de mouvement, ils se sont imposés en gagnant la guerre des rucks. Ralenti, le jeu des Bressans a été annihilé. Toute la panoplie offensive déployée à l’occasion de la phase préliminaire, qui les avait portés à la tête du classement de l’offensive, avec la bagatelle de 48 essais inscrits, toute cette panoplie s’est révélée inefficace, malgré une possession de balle très supérieure, face à cette défense qui a tenu bon durant l’intégralité de la partie. Le septième du championnat a étouffé le second. Près de 20 points d’écart séparaient ces deux formations à l’issue de la phase préliminaire. La hiérarchie a été inversée d’un coup par le degré de maîtrise des hommes de Michel Ringeval, un entraîneur de 74 ans, ci devant doyen de France toutes compétitions confondues, qui officie depuis quarante-cinq ans, et dont il faut saluer ici alors que l’occasion d’accéder à la finale est très concrète, l’actualité du palmarès de ce monstre du rugby français. Champion de France de Fédérale 2 il y a quatre ans, à deux doigts de monter en Pro D2 il y a deux ans, et champion de France du Jean-Prat la saison dernière : et que prépare-t-il pour conserver son avantage de 11 points, et partir en finale, malgré la pression à laquelle son équipe devra faire face ?

Forte demande de places

À Verchère plus qu’ailleurs, le public de choix de ce club centenaire fait toujours son office de seizième homme, et quand Laurent Mignot appelle au soutien du peuple en déclarant avant cette deuxième manche « qu’il faut un exploit ou rentrer à la maison », et qu’il est intimement persuadé « que son équipe est capable de sortir en cette occasion le match référence qu’elle n’a pas encore produit », il faut parier qu’elle bénéficiera du soutien massif de cette assistance habituée à ces moments couperets.

Cet écart conséquent de 11 points, le souvenir de l’échec de la saison dernière contre Soyaux-Angoulême, et le refus d’y être à nouveau confronté, font une occasion de démonstration de force. Le club a élargi les plages horaires au stade pour venir chercher les places face à la demande croissante. « Ce sera très dur, pronostique Michel Ringeval. Mais je sais aussi que durant toute la saison, même quand nous avons accusé des défaites assez larges, nous nous sommes toujours trouvés en capacité de gagner ces matchs avant de céder sur la fin. Nous serons là. On ne se met pas de pression. On viendra pour réciter notre rugby, comme nous le faisons depuis quatre ans. »

LE PROGRAMME DU WEEK-END EN FÉDÉRALE 1 ÉLITE :

Us Bressane (6) - Chambéry (17), samedi à 19h10

Nevers (18) - Aix-en-Provence (12), samedi à 21h00

par Guillaume Cyprien

Crédit photo : Jean-François Basset

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