L'Isle-Jourdain : Unis par la même passion

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Le rotary club de l’isle-jourdain a organisé une soirée thématique sur le rugby professionnel et amateur. Soirée dont les bénéfices ont été reversés à la fondation ferrasse.

Rotary de l’Isle-Jourdain, une institution particulièrement active pour le monde de l’Ovalie. Mercredi soir, le Rotary local présidé par Jacques Cettolo a organisé, dans les locaux de la salle polyvalente, une soirée thématique sur l’évolution du rugby professionnel, du monde amateur et rugby féminin. Les bénéfices de la soirée ont été reversés à la Fondation Albert-Ferrasse. Cette soirée de la solidarité était parrainée par Alexandre Barozzi, ancien pilier professionnel d’Auch, de Biarritz, de Brive et grand blessé du rugby lors d’une rencontre de Fédérale 1 en 2013. Pour animer le débat, étaient invités les anciens internationaux Lionel Fauré, Patrick Tabacco, Julien Pierre, l’entraîneur Henri Broncan, l’arbitre Christophe Berdos, Alain Carré, président de Colomiers. Quant à René Daubriac, l’emblématique président de Lombez-Samatan, et Fiona Lecat, capitaine de France des moins de 20 ans féminines, défendaient la cause du monde amateur et féminin. Le rôle de maître de cérémonie et monsieur Loyal était confié à Jacques Bréda. Par la qualité de ces intervenants, les débats ont brillé par leur qualité et leur pertinence.

 

René daubriac : du rêve au cauchemar

Pendant quatre-vingts minutes, le speaker du Stade toulousain et de Colomiers a bien mené sa barque sur un thème assez épineux. « En 1995, l’officialisation du rugby professionnel était cette une bonne idée ? » telle était la première question adressée à Henri Broncan. L’ancien demi de mêlée a répondu aussi vite qu’un ouvreur bottant un drop. « La professionnalisation du rugby n’était que légitime et inévitable. Le rugby français était dans l’obligation de changer de mode de fonctionnement afin d’être plus compétitif. Contrairement à une idée reçue, il y a des valeurs dans le monde du rugby professionnel. Il y a des moments de joie, de peine comme dans le rugby amateur. »

Une affirmation que partageait l’ensemble des intervenants sauf René Daubriac se souvenant qu’un après-midi d’août 1995, il est passé du rêve au cauchemar. « J’ai reçu un appel de l’AFP me demandant de me prononcer sur la professionnalisation. J’ai le souvenir que tout le monde était optimiste. J’ai tout simplement répondu que le rugby professionnel allait former des chômeurs. La course à l’économie allait mettre en péril des clubs. Vingt-deux ans après, je ne pense pas m’être trompé. Le rugby professionnel est riche, le rugby amateur est pauvre. Mais au sein du rugby amateur, notre pauvreté c’est notre richesse. » Qu’il soit amateur ou professionnel, un dénominateur commun anime joueurs, dirigeants, entraîneurs, et supporters « C’est la passion, soutient l’arbitre Christophe Berdos. Le rugby est un monde de passionnés. »

Il n’en demeure pas moins qu’il est solidaire. Lors de cette soirée thématique, forte de deux cents personnes, les organisateurs ont récolté 1 300 € pour la fondation Albert-Ferrasse. Le Rotary lislois pouvait être fier de son entreprise.

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