En vert et contre tout

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Pierre-Philippe Lafond et Chris Whitaker ont repris le flambeau laissé par Xavier Péméja à Montauban et y ont apporté leur touche. La réussite est totale.

Pas grand monde ne misait sur eux en début de saison. Pronostiqueurs et observateurs de tous bords préféraient miser sur l’aura de l’Usap, les titres de Béziers, la régularité de Mont-de-Marsan ou le retour en grâce de Biarritz pour donner du relief au quinté de tête du Pro D2. Et pourtant. Ce sont bien les Montalbanais qui joueront la demi-finale du Pro D2 et ont tenu l’objectif qu’ils s’étaient fixés dans l’intimité du vestiaire, en tout début de saison, à l’heure où les derniers rayons du soleil d’août baignaient les travées de Sapiac. Sûrs de leurs forces mais avec respect et humilité, les Montalbanais ont avancé patiemment, construisant leur saison pierre par pierre, sans jamais s’affoler quand les vents ont semblé contraires. Sans se laisser griser, non plus, lorsqu’ils ont occupé la première place fin 2016 quand tous les cadors avoués du championnat ont commencé à s’inquiéter de leur montée en puissance.

L’héritage a fructifié

Pour la première fois depuis l’année 2010 -année du dépôt de bilan et du redémarrage du club en Fédérale 3- l’USM, rebâtie sur les cendres de feu le MTGXV, retrouvera des phases finales dans un championnat professionnel. Seulement trois saisons après son retour en Pro D2. La reconstruction du club, sur le plan sportif, a été assurée par Xavier Péméja. Le technicien a abattu un travail considérable dans le Tarn-et-Garonne, apportant au club un titre de champion de France de Fédérale 1, avant de fermer la parenthèse sur un désaccord profond avec ses dirigeants et de laisser place à Pierre-Philippe Lafond et Chris Whitaker. Deux jeunes entraîneurs talentueux et complémentaires, qui ont su tirer la quintessence d’un groupe en grande partie renouvelé à l’été 2015. Sur cette ossature, le duo a greffé cette saison quelques recrues expérimentées et revanchardes (Bosviel, Swanepoel, Zanon, Van der Westhuizen) et a laissé leur chance à des jeunes fougueux et pleins de talent (Nabias, Sayerse, Fortunel, etc ...) et a construit un projet de jeu protéiforme, permettant aux Montalbanais de s’adapter à tout, tant aux adversaires qu’aux conditions. En s’offrant une demi-finale à domicile, neuf mois après avoir pris possession de l’héritage de Xavier Péméja, Lafond et Whitaker l’ont déjà fait fructifier. Reste à savoir jusqu’où ils iront. L’avenir s’annonce radieux.

Par David Bourniquel

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