David Roumieu (Biarritz) : « On a fait taire pas mal de mauvaises langues »

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    David Roumieu (Biarritz) : « On a fait taire pas mal de mauvaises langues »
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Le capitaine du BO s’exprime avant la demi-finale face à Agen.

Vous sentez-vous dans un état de grâce dans cette période ?

État de grâce non, par contre bien sûr qu’on profite. Il y a six mois, personne ne nous voyait là. On a fait taire pas mal de mauvaises langues, même s’il y en a qui disent encore qu’on ne mérite pas ça. Mais ça, ce n’est pas grave. Moi, je suis content pour le groupe, le club, la ville. C’est mérité d’en être là, on a été se le chercher. Ça a été dur. Le groupe savoure, mais dès lundi le groupe s’est mis au travail pour préparer le match à Agen.

 

Le match aller, à Armandie, vous l’avez en travers ?

 Non, c’est passé. Ils l’ont gagné, tant mieux, nous, on l’a gagné ici. Les compteurs repartent à zéro à part que celui qui va gagner ce match sera à Bordeaux la semaine d’après. Nous, c’est notre objectif. Il n’y a pas de bonus. 

 

Vous allez disputer vos premières phases finales, comment l’abordez-vous ?

J’ai joué le maintien toute ma carrière, il fallait ce petit plus pour que je finisse en beauté. Des phases finales, j’en ai joué en cadets, juniors. Avec ce groupe, j’ai l’impression de revenir il y a quinze ans. Cette saison est la meilleure de toute ma carrière sur le plan rugbystique, mais aussi au niveau du groupe. 

 

Ressentez-vous, en dehors de l’équipe, que l’ambiance est montée d’un cran ?

Oui, on a l’impression d’être des rois. C’est super pour nous, mais c’est un bien pour la ville. Ça faisait longtemps qu’il n’y avait pas eu tout cet engouement. Et là, on le ressent vraiment quand on va en ville, les gens sortent de leurs boutiques, nous félicitent. Après on garde les pieds sur terre, car on sait qu’à Agen, ça va être un gros, gros match. 

 

La discipline sera une des clés, il ne faudra pas prendre de cartons…

À ce niveau-là, un carton jaune peut coûter très cher. Sur ce match, il y a la vidéo, on sait à quoi s’attendre. Après il y a des fautes techniques, ça arrive. Mais moi, ce que je n’accepterais pas, c’est de faire une faute bête, prendre un carton et laisser les copains à 14. Je les ai assez prévenus sur ça. 

 

Propos recueillis par Pablo Ordas

 

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