Bismarck du Plessis : « Un groupe plus lié et serré »

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    Bismarck du Plessis : « Un groupe plus lié et serré »
Publié le , mis à jour

Elément clé du XV héraultais, le Sud-Africain fait le point sur son état de forme et analyse la préparation du barrage à domicile.

Comment vous sentez-vous aujourd’hui, après avoir été absent cinq mois en début de saison (de septembre à mars, rupture du pectorale gauche) ?

Je joue mieux de semaine en semaine même si je n’étais par exemple pas content de mon match à La Rochelle. Il y a eu des passages, lors de nos dernières rencontres, où j’ai commencé à me rapprocher du niveau que je veux atteindre.

Vous ne semblez pas encore avoir récupéré la totalité de votre masse musculaire…

Effectivement. Reprendre la masse musculaire perdue va encore me prendre du temps. Je n’ai pas encore récupéré toute ma force, je dirais que je suis à 75 %. J’ai discuté avec plusieurs personnes qui ont eu le même type de blessures, qui m’ont dit que ça pouvait prendre jusqu’à un an de retrouver la masse perdue. Parfois même, on n’en retrouve jamais vraiment 100 %.

En revanche, vous avez déjà retrouvé votre efficacité sur groupé-pénétrant, en inscrivant cinq essais en douze matchs. Quel est votre secret ?

C’est un travail collectif. Quand j’inscris un essai derrière un maul, ce n’est pas vraiment moi qui marque, mais aussi ceux qui ont poussé devant. Ceux qui mettent la tête alors que personne ne voit de l’extérieur le travail que ça représente. Les mauls sont une de nos meilleures armes sur laquelle nous devrons miser en barrage.

Pour cela votre touche devra afficher son meilleur visage après deux performances décevantes à La Rochelle et face au Stade français…

Encore une fois, c’est un effort à réaliser en équipe, en touche comme en mêlée. Pour ma part, avoir autant de choix de sauteurs de qualité dans l’alignement, ce n’est pas ce qui aide vraiment. Regardez à La Rochelle… Quand je revois mon match, je me dis qu’avoir ces excellents sauteurs ne peut pas aider l’équipe si je lance aussi mal ou si on choisit la mauvaise annonce !

Pensez-vous avoir un rôle particulier à jouer cette semaine ou samedi au sein de l’équipe, en tant qu’international expérimenté (79 sélections avec les Springboks) et habitué à ces matchs couperets ?

C’est exactement ce dont il s’agit : il faut que les anciens et les plus expérimentés prennent leurs responsabilités au moment des phases finales. L’an passé, je ne savais pas quoi attendre des phases finales du Top 14. Mais cette saison, pour ma deuxième, je sais ce que c’est et donc quoi faire : élever mon niveau d’engagement pour montrer l’exemple. Car ce sera une bataille physique bien plus élevée que lors de la phase régulière, surtout en touche, en mêlée ou sous les renvois.

Quelle est la clé de la préparation de ce barrage capital face au Racing92 ?

J’ai joué dans des équipes qui sont allées jusqu’au bout et ont gagné des titres, et j’ai aussi évolué dans des clubs qui ont trébuché au premier obstacle. Et à chaque fois que le succès a été à la clé, c’est que collectivement, nous ne regardions que le match qui arrivait. Je ne veux surtout pas envisager une demi-finale ou une finale, quand la seule chose que je peux contrôler est le match qui arrive.

Jugez-vous le groupe héraultais plus fort que l’an passé à la même époque ?

Je sens surtout que le groupe est plus lié, plus serré, sur le terrain et en dehors. Il n’y a pas eu trop de nouveaux joueurs arrivant cette année, et les quelques recrues se sont parfaitement intégrées. Alors que l’an passé, avec la fin de la coupe du monde, il y a eu des partants, des arrivants, et beaucoup de confusion. Maintenant, on a tous à peu près joué toutes les équipes, on se connaît davantage et nous savons comment nous pousser mutuellement.

propos recueillis par Julien Louis

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