Clermont : La revanche mode d'emploi

  • Clermont : La revanche mode d'emploi
    Clermont : La revanche mode d'emploi
Publié le , mis à jour

Après la déception suscitée par leur défaite en finale de Champions Cup, les Clermontois se voient offrir sur un plateau une revanche pour basculer dans la quête du Brennus. Mais avec quels hommes ?

On ne se remet pas comme ça d’une finale de Coupe d’Europe. Tout Saracens qu’ils sont, les Anglais ont payé pour le savoir en chutant logiquement à Exeter (16-18), victimes collatérales de l’intensité folle déployée pour venir à bout de l’ASMCA, ainsi que d’une compréhensible décompression. Alors certes, de leur côté, les Clermontosis ont bénéficié d’une semaine de repos durement gagnée, notamment à la grâce d’un succès de leurs « réservistes » à Lyon lors de l’avant-dernière journée. Suffisant pour panser quelques plaies physiques, bien sûr. Mais au sujet du mental ? C’est une question toute autre.

Voilà pourquoi il ne faudrait guère nous pousser pour estimer que Franck Azéma a reçu comme une bénédiction la nouvelle de la qualification du Racing 92 sur la pelouse de Montpellier. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’en termes de motivation, l’affiche de la demi-finale va permettre au Catalan de jouer sur le plus efficace des moteurs: celui de la revanche. On veut ici parler, bien sûr, de cette demi-finale d’anthologie terminée à Rennes la saison dernière, où plusieurs petits erreurs d’arbitrage commises par M. Ruiz n’ont toujours pas été digérées par le technicien auvergnat et ses ouailles, qui avaient crié au manque d’équité à plusieurs reprises après la rencontre. Un essai refusé en première période à Wesley Fofana ayant été accordé en prolongations à Juan Imhoff dans des circonstances tout à fait similaires, faut-il le rappeler…

 

Composition d’équipe : en quête des « facteurs X »

Toutefois, la perspective d’une revanche peut-elle suffire à faire basculer une équipe après une désillusion majeure ? Certainement pas. Alors, quand bien même les Auvergnats ont lourdement payé en 2013 pour savoir qu’un turnover général ne constitue pas forcément une bonne option (à Nantes, l’ASMCA s’était largement inclinée en demi-finale devant Castres après avoir modifié les deux tiers de son XV de départ), on imagine mal Franck Azéma ne procéder à aucun changement dans une équipe en quête de fraîcheur. À ce titre, la tentation pourrait justement consister à faire confiance à certains de ses « réservoir dogs », héros du déplacement à Lyon. On pense ici, évidemment, à l’ailier Alivereti Raka, susceptile d’apporter son punch à une ligne d’attaque en manque de « facteurs X » depuis les blessures de Fofana et Nakaitaci, Abendanon glissant à l’arrière pour remplacer un Spedding à la peine à Edimbourg. Dans la même logique, confiance pourrait être faite au centre à Damian Penaud en lieu et place de l’icône Aurélien Rougerie, en dépit d’un manque de repères en défense…

 

Des changements en deuxième ligne ?

Quant au pack ? Vahaamahina blessé, on peut logiquement s’attendre à ce que Jedrasiak effectue son apparition dans le XV de départ, tandis que Van der Merwe pourrait également être appelé à amener sa densité en lieu et place d’un Iturria encore un peu tendre. Les grosses cotes se nommant Victor Kolelishvili et Thomas Domingo… En effet, l’activité de l’un et la puissance en mêlée de l’autre semblent pouvoir constituer de beaux atouts au vu des forces franciliennes en présence. Un avis qui, évidemment, n’engage jamais que nous, mais permettrait probablement aux Clermontois d’aligner un cocktail équilibré entre cadres, jeunes et revanchards. Soit autant de «crève-la-faim » à même de renverser les morts-vivants du Racing… 

 

par Nicolas Zanardi

Nicolas Zanardi
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?