Retour sur la ville

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À partir du mois de septembre, le club de Boulogne réintegrera le centre ville dans son nouveau stade, après 4 ans de vie de bohème. 

C’est la fin d’un long feuilleton. Lorsque le club de Boulogne intégrera le stade Le Gallo au mois de septembre, dans un complexe multisports de centre ville réaménagé par la municipalité à grands frais - 35 millions d’euros de travaux - il fermera la parenthèse de quatre année de vie à la « puciste », sans domicile fixe, sans lieu de vie, et sans moyen de regrouper ses licenciés. Cette période lui a causé beaucoup de tord. « Le plus grand club amateur de France », comme le proclamait en son temps son ancien président Florian Grill, a perdu prés de la moitié de ses membres, depuis son déménagement du stade du Saut du Loup. La mairie de Paris avait décidé en 2013 de récupérer l’utilisation de son enceinte sis dans le Bois de Boulogne, occupée par les Boulonnais depuis 30 ans, pour y installer le Stade français. Les remous provoqués par cette affaire, et l’éclatement du club sur les sites de Puteaux et de Marne-la-Coquette, avaient éparpillé ses forces vives, et affaibli cette vieille institution. Florian Grill avait été contraint de quitter son poste à la suite du combat sans concession mené contre le maire Jean-Christophe Baguet, pour qu’il décide rapidement la construction de ce stade qui sort de terre aujourd’hui. L’omnisports avait placé le club sous tutelle. La période a laissé des traces. L’école de rugby boulonnaise, qui était florissante, qui dépassait les 350 licenciés, n’en compte plus que 150 aujourd’hui, en entente avec les clubs voisins de Meudon et de Sèvres. Quand ils poseront leur valise dans 3 mois dans ce stade rénové, les responsables pourront enfin envisager l’avenir de façon constructive. Eux aussi sont neufs.

 

Un groupe d’anciens joueurs

Depuis le mois de décembre 2016, une nouvelle équipe a pris les destinées du club. Après quatre ans de tutelle, l’omnisports avait décidé à la fin de l’année de rendre son autonomie à la section rugby. Des élections ont eu lieu. Et c’est la liste montée par des anciens joueurs, face à celle des trois dirigeants installés à l’époque par l’omnisports, qui a remporté les suffrages. Après quatre années d’errance, les licenciés ont exprimé un désir de renouvellement alors que s’ouvrent devant eux de nouvelles perspectives. Le nouveau président Jean-Baptiste Alnot (42 ans) a joué en groupe B sous les ordres de Nick Mallet. Il est entouré de quelques-uns de ses anciens coéquipiers, comme Grégory Desplechin, devenu le responsable technique de la première. Le bureau directeur a été ouvert à toutes les composantes du club, de l’école de rugby jusqu’aux représentants du rugby à 5. « Le plus important pour nous, c’est de recréer notre lien social, dit Alnot. Boulogne était un club très vivant avant son éclatement, c’est pourquoi il rencontrait tant de succès. Nous devons retrouver ce qui faisait notre force. » Sur le stade Le Gallo, les Boulonnais pourront passer du temps ensemble sur leur toit terrasse de 200 mètres carrés avec vue sur la Seine, au dessus d’un bâtiment où seront de nouveau regroupés leurs bureaux, les vestiaires, une salle de musculation, et leur club house. Et où seront à nouveau regroupés tous les licenciés. « Sur le plan technique, nous allons pouvoir recréer une filière de jeu, envisage Grégory Desplechin. Six joueurs de la première actuelle sont passés par l’école de rugby. Ce chiffre doit augmenter par les passerelles que nous allons pourvoir recréer entre toutes nos catégories. La vocation du club de Boulogne est de retrouver son aura de club formateur, et de jouer au plus haut niveau amateur possible. C’est à dire, en Fédérale 2. Nous y songeons pour dans 3 ou 4 ans. » Ou quand tout redevient possible… 

Par Guillaume CYPRIEN

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