Fédérale 2/ Fédérale 3 : le programme des demi-finales

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Publié le , mis à jour

Nous sommes désormais au stade des demi-finales en Fédérale 2 et 3. Voici ce qu'il faut retenir avant les affrontements de ce dimanche.

La surprise Orsay

La valise du demi de mêlée Alexandre Girardot qui a donné à son d’équipe d’Orsay en quart de finale, son dernier essai à la dernière minute, et la victoire contre Suresnes, a confirmé tout le potentiel opportuniste dont l’équipe francilienne peut se prévaloir. Elle figure la grande surprise parmi les derniers prétendants au titre national. Elle s’est surprise elle-même. Le club vient de refuser la montée en Fédérale 1 qu’il n’avait pas du tout anticipée. Durant toute la saison, elle a avancé au gré de ses inspirations en produisant des résultats toujours plus convaincants. Elle avait écarté Saint-Denis de la course à la première place dans son groupe en phase préliminaire. Elle a privé l’équipe de Niort, l’une des grands favoris à la montée, de son objectif d’accession en Fédérale 1, en la battant en huitième de finale. Elle vient de remporter son derby francilien pour lequel elle n’était pas favorite : la voilà face à un autre monument de la division, la formation entraînée par Grégory Lecorvec, qui a survolé le championnat. « Il y a danger, dit son entraîneur Yvan Dury, paraphrasant son père Jacques. Mais la peur n’écartant le danger, il faut juste y aller sereinement pour jouer le plus juste possible. » Contre les Delarue et consorts, qui composent une somme d’expérience de Pro D2 ou de Fédérale 1 très solide, Orsay partira encore pour déjouer les pronostics, en essayant de gripper la machine adverse. « Ils mettent beaucoup de vitesse dans les turn-overs, a observé Lecorvec. On s’attend à un très grand match. Mais nous sommes prêts. Le groupe a beaucoup travaillé, et très sainement dans la concurrence. Nous avons beaucoup tourné. Nous sommes frais. Nous voulons jouer crânement notre chance pour décrocher ce titre. » Cette équipe d’Orsay pourra-t-elle de nouveau faire plier une telle ambition ? 

 

Les groupes

Orsay > Barlier, Thion, Verrier, Loison, Cousin, Wehrli, De Gennes, Puech, Pennec, Calohard, Ducrocq, Pouplot, Moulé, Aparicio, Gvozdenovic, Ros, Girardeau, Lagarde, Navarro, Bossu, Michelet, Genestier, Paubert, Fleureau, A. Anon, C. Anon.

Hyères-Carqueiranne > Calais, Wilson, Serra, Alligier, Martinez, Bisciglia, Paoli, Schonenberger, Toevalu, Nemecek, Fernandes, Archimbeau, Seguin, Gahouti, Delpellegrino, Ameur, Poquet, Delarue, Lavocat, Pla, LeGuevel, Lancelle, Latapie, Viard, Haouari, Pallares, Lacroix, Quinon, Poujol, Oderda, Radevokula, Jeudy, Bouchon.

par Guillaume Cyprien 

 

Chocs de gros calibres

Cela fait trois semaines que les grosses cylindrées de Fédérale 2 sont confinées au stand. La digestion et la gestion de cette parenthèse auront leur part d’influence sur l’avant-dernier tour de piste des rivaux bergeracois et hendayais. De ses objectifs initiaux : invincibilité à domicile et qualification directe, l’USB du président Frontère n’en avait rempli aucun, mais elle est bien présente au rendez-vous, et son manager Jérémy Bertin a remis le rugby au cœur du collectif du capitaine Nuggent. « Après le quart de finale, nous avons bien coupé. Nous avons soigné les blessures et rigolé, mais cette semaine on a réinstallé le sérieux et travaillé la stratégie. Par notre management participatif, nous avons utilisé 38 joueurs et à partir du barrage, le groupe a été réduit à 24. L’état de forme guide notre gestion. Nous sommes à notre niveau et cela se voit sur le terrain avec un effectif proche de la Fédérale 1. » 

À la pointe ouest, le Stade hendayais du président Beaucoueste rêve à voix haute d’un premier titre. Côté terrain, le coach Philippe Arraté et son staff veillent à ne pas tomber dans la lassitude et à conserver la précision : « L’attente est un peu longue mais les joueurs sont prêts à en découdre. Nous avons essayé de bien gérer la préparation physique et il y a eu beaucoup de maniements de balles et de travail technique. Nous avons l’intention de rester fidèles à notre organisation et nos principes. » Pour la beauté du coup, les deux groupes seront au complet, et pour Philippe Arraté plusieurs options sont possibles. À la brève lecture de quelques vidéos, Bertin - qui affiche une tendance à plutôt se concentrer sur son propre jeu - et Arraté - à la fois humble et ambitieux - ont le même sentiment d’affronter une équipe « très homogène, bien organisée et joueuse ». Un mot d’ordre : « Il faudra être patient. » Ainsi le décor est planté sur une confrontation alléchante et incertaine au sommet de la catégorie. 

Les équipes

Bergerac > 15. Mouhoubi ; 14. Delmas, 13. Lozeille, 12.Gelade, 11. Marty ; 10. Farmer, 9. Lachaud ; 7.Casagrande, 8.Jazeix, 6. Jardel ; 5. Nugent, 4. Duneuf-Germain ; 3. Racca, 2. Sissombath, 1. Laval. Remplaçants : 16. M. Ouali, 17. Xiffre, 18. H. Ouali, 19. Sempey, 20. Placais, 21. Battistelo, 22.Espiasse.

Hendaye >15. Chaudières ; 14. Jaubert-Alzate, 13.Vinsonneau, 12. Gaillardet, 11. Azpietia ; 10. Jimenez, 9.Lopez-Herrero ; 7. C. Pinon, 8. Sallenave, 6. Pétachet ; 5.Zubizarreta, 4. Vial ; 3. Hériart, 2. Aspiroz 1.Larribe. Remplaçants : 16.Cazet, 17. Ibarburu, 18. Eceizabarrena, 19. V. Pinon, 20. Garayar ou Labeguerre, 21. Laurent, 22.Ducote.

par Gérard Piffeteau

 

Vinay au-dessus des barrages 

L’équipe de Vinay a infirmé la logique sportive qui veut que les barragistes s’essoufflent à mesure de l’avancée des phases finales. Sortie troisième de son groupe de la phase préliminaire, elle a profité de son expérience acquise dans une poule très relevée, dans laquelle trois leaders se sont bousculés toute la saison pour se qualifier directement, pour tanner son cuir. « Nous avons été sous pression toute l’année, dit l’entraîneur Antonin Rozan. Si bien que l’équipe n’a jamais flanché dans les moments difficiles que nous avons pu rencontrer depuis deux mois. » Et voici comment ce petit club, qui présente l’un des budgets les plus étroits - 147 000 euros - et qui affiche fièrement un pourcentage de 90 % d’équipiers premiers formés directement sur ses terres, est parvenu à se faire une place dans le dernier carré en produisant une trajectoire d’équipe très solidaire. Elle jouera dimanche sans son jeune deuxième ligne de 20 ans Nicolas Lacaze (deuxième carton jaune en quart de finale) mais pourra compter sur son aîné de 37 ans Jean-Charles Savigny. Elle tentera de prendre la mesure de cette jeune équipe de Tours très joueuse, en lui proposant la tradition de son jeu d’avants. Elle aura fort à faire. Tours a fait front autour précédent contre Plaisir. « Nous avons travaillé sur les zones de combats toute l’année, explique l’entraîneur Julien Darhevel. Cela a payé. Les joueurs ont été très courageux pour s’offrir cette demi-finale. » Si cette équipe en reconstruction, qui ne devrait pas jouer en Fédérale 2 la saison prochaine - les dirigeants veulent se donner une année de plus et la DNACG trouve la dette encore trop conséquente malgré un résultat positif - parvient à contenir le paquet isérois, son jeu de mouvement est susceptible de faire la différence. G. C. n

 

Les groupes

Tours > Rougebec, Sebillet, Grelle, Ribbes, Coûté, Girardeau, Faye, Delaunay, Soulié, Guerche, Biet, Breil, Bonnefoy, Dioton, Petit, Lallemand, Lebrault, Lacroix, Pluviaud, Daguy, Barré, Gauthier, Taylor, Ledoux, Thibault

Vinay > Bouchot, Negro, Champon, Derbier, Pecheur, Puillet, Cogne, Savigny, Bernard, Dafonceca, Falque, Bayle, Borel, Genovese, Perrin, Guichardon, Barnay, Villard, Michallet, Baret, Pecheur, Magallon.

Par Guillaume Cyprien

 

Tournefeuille face à l'Everest périgourdin

La saison 2016-2017, celle du quarante et unième anniversaire de l’AS Tournefeuille sera à marquer d’une pierre blanche puisque la formation Balandrade a été sacrée championne de France, les minimes moins de 14 ans finalistes du Super Challenge de France-Midi Olympique et pour couronner le tout, l’équipe fanion a accédé à la Fédérale 2 et dimanche, elle va disputer la deuxième demi-finale de son histoire (la précédente date de 2009 face à Castanet défaite 22-24 en Fédérale 2). « C’est une saison exceptionnelle. Déjà l’an dernier, nous avions été gâtés avec le titre des cadets Teulière. Cette année, les jeunes et nos seniors nous font rêver. Dimanche, nous nous mesurons à Périgueux qui est tout de même une référence. Mais, je fais confiance à mes joueurs. En ce moment, ils sont capables de tout », résume l’heureux, président, Laurent Carrère. L’adversaire n’est pas le dernier venu. À ce jour, il capitalise vingt-six victoires en vingt-sept rencontres officielles. En 2012, il évoluait en Pro D2 avant de connaître les affres de la relégation administrative. Afin de redorer un blason quelque peu terni, le Cap souhaiterait pour l’ensemble des supporters, des bénévoles et des dirigeants valider son billet pour la finale. Seulement, Tournefeuille a aussi une belle raison d’être optimiste. « Au niveau de l’équipe fanion, nous n’avons jamais rencontré Périgueux. En revanche, nous les avons affrontés à deux reprises chez les jeunes en quart de finale Teulière et Balandrade. À chaque fois, nous nous sommes imposés. C’est peut-être un signe du destin  !» fait remarquer le président haut-garonnais. « Jamais, deux sans trois », Périgueux a quatre-vingts minutes pour infirmer ce proverbe. D. N. n

 

Les groupes

Tournefeuille > Lyet (cap.), Sanchez, Desprez, Pinarello, Abadie, Gratton, Lacassagne, Suchaud, Coudrais, Bardet, Gonzalès, Bilhère, Celaya, Marcet, Sicre, Eridia, Perrie, Teillol, Trémolières, Marty, Goulignac.

Périgueux > Fabé, Mouret, Bourgeois, Tallet, Sucharaud, Vergnaud, Brouqui, Costanzo (cap), Donnars, Ginisty, Rabier, Petrichei, Léon, Deschamps, Thizon, Barthé, Labarthe, Rongiéras, Azri, El Mouini, Dubreuil.

Par Didier Navarre

midi olympique
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