Profession rugbyman

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Florian Cazenave - numéro 9 de brive et ancien demi de mêlée de Perpignan, dont la carrière de rugbyman professionnel s’était brutalement interrompue en juillet 2013 pour monolphtalmie, était impatient de débuter la préparation physique avec son nouveau club.

Il ne s’en cache pas. Mercredi en début d’après midi, Florian Cazenave vient de terminer sa sieste et plaisante en se demandant s’il ne va pas enchaîner sur une deuxième session récupératrice sur le canapé. Cette première demi journée sans entraînement est le bienvenue pour le nouveau demi de mêlée briviste après une reprise intense avec ses nouveaux coéquipiers. « Lundi matin, nous avons eu une petite réunion de vingt, trente minutes avant le début des hostilités avec des tests physiques pour nous mettre rapidement dans le bain. Mais j’avais essayé de suivre au maximum le programme physique du club pendant les vacances pour ne pas être dépassé à la reprise. Cette reprise a été intense mais j’essaie de me rassurer en me disant qu’elle est intense pour tout le monde. J’ai encore le nez dans les cartons car je suis arrivé à Brive samedi dernier, mais j’apprécie le canapé quand je rentre à la maison. » Depuis lundi dernier, c’est menu unique pour le néo-briviste : de la sueur, des douleurs musculaires mais aussi une résurrection.

« Nous vivions dans l’attente de cette reprise »

Après trois saisons d’une aventure débutée en deuxième division italienne en raison d’un accident qui lui a coûté un œil en juillet 2013, Florian Cazenave espérait revenir en France depuis un changement de réglementation permettant de jouer avec des lunettes de protection. « Jusqu’à maintenant, c’était abstrait. Je vivais encore en Italie et j’avais du mal à me projeter sur ce retour en Top 14. Dimanche, je suis allé au club pour récupérer la dotation et ça m’a fait un choc. C’était un moment fort en émotions, une véritable rentrée des classes. C’était dur mais agréable à la fois et je ne pensais que ça me bouleverserait autant. Mais c’était le premier signe que le rugby était redevenu mon métier. Je crois que nous vivions dans l’attente de cette reprise. Quand je dis nous, je veux parler de toute ma famille. » Depuis lundi dernier, il redécouvre ce métier passion qu’il aime tant : « J’ai travaillé en Italie, mais c’est évident que l’intensité et l’exigence n’étaient pas les mêmes. Je suis lancé dans un sprint alors je baisse la tête et je profite de la chance de pouvoir faire de nouveau ce métier. » Au quotidien, l’ailier Guillaume Namy, catalan lui aussi et ancien partenaire chez les jeunes, lui sert de guide pour se fondre dans le groupe corrézien. Des nouveaux coéquipiers qu’il doit apprendre à découvrir : « Tout le monde s’intéresse au passé des nouveaux arrivants mais personne ne m’a questionné sur ma particularité. C’est une curiosité banale et je préfère que cela se passe comme ça.Peut-être qu’en apprenant à mieux nous connaître cela viendra, mais pour l’instant, nous parlons seulement de l’aventure qui nous attend avec le CABCL. » Âgé de 27 ans, il sait qu’il a un an pour gagner le pari de s’offrir une nouvelle carrière en France. Un rêve qu’il touche enfin du doigt.

Nicolas Augot
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