« Nous sommes tous capitaines »

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    « Nous sommes tous capitaines »
Publié le , mis à jour

Saïd Hirèche entame sa sixième saison au sein du club corrézien et il espère pouvoir faire perdurer l’état d’esprit qui anime le groupe depuis le retour au plus haut niveau.

Après avoir endossé le rôle en cours de saison dernière, vous êtes officiellement le capitaine pour le prochain exercice, est-ce que cela change quelque chose ?

Pas spécialement. En tout cas par rapport au reste du groupe, cela ne va pas changer ma façon de me comporter, mais je vais devoir répondre plus souvent au téléphone et parler un peu plus. Je suis juste un mec qui est là depuis longtemps maintenant puisque c’est ma sixième année au club et comme tous ceux qui sont ici depuis plusieurs saisons, notre rôle est d’intégrer au plus vite les nouveaux. Nous sommes tous des capitaines. C’est un statut qui ne veut pas dire grand-chose, notamment dans un club comme le nôtre.

Le vestiaire a perdu trois cadres à l’intersaison avec les fins de carrière de Guillaume Ribes, Arnaud Mela et Jean-Baptiste Péjoine. N’est-ce pas la plus grande interrogation de cette reprise ?

C’est avec des garçons comme Arnaud Mignardi, François Da Ros, Guillaume Namy, Petrus Hauman et j’en oublie certainement que nous devons transmettre l’état d’esprit et les valeurs de cette équipe que nous avons juste à entretenir après le départ de ces trois joueurs emblématiques. La vie de groupe et la cohésion sont des choses très importantes, surtout dans les moments difficiles et il en existe toujours dans une saison. Nous avons créé quelque chose de très fort depuis notre remontée en Top 14 et nous sommes capables de nous parler franchement quand les choses ne vont pas. Les joueurs qui vivent avec nous depuis un an m’en ont parlé à la reprise : ils ont vu que la cohésion, les valeurs, ce n’étaient pas juste des mots à Brive. Tout le monde doit trouver sa place et personne ne reste sur le côté, même ceux qui jouent moins ou ceux qui sont blessés.

Vous avez joué la qualification quasiment jusqu’à la dernière journée, mais aussi une place en barrage européen dans les dernières minutes de la saison dernière, est-ce encore crédible de dire que Brive joue le maintien ?

Nous avons toujours envie d’aller plus haut, mais notre force est de savoir rester à notre place, notamment en début de saison car on ne peut savoir ce qui va se passer. La première chose à faire est d’assurer le maintien. Nous avons de l’ambition mais elle est mesurée. Le Top 14 est un championnat très serré. La saison dernière, une seule victoire de plus aurait pu nous permettre de nous qualifier. Ça se joue à très peu de chose alors nous voulons progresser à notre rythme. Nous venons de terminer huitièmes, donc gagner une place de plus serait déjà très bien.

En cours de saison dernière, l’équipe a voulu faire évoluer son jeu, notamment après avoir été sifflée à domicile, est-ce que cela a été une prise de conscience ?

Pour beaucoup de monde, Brive se résume à son jeu d’avants mais c’est complètement faux. Il ne faut pas oublier nos arrières. La saison dernière, à certains moments, on ne se régalait plus sur le terrain. Nous avons eu déclic après un match face à Bayonne. Nous devions plus bouger sur le terrain, faire plus d’efforts pour nous déplacer tous ensemble sur le terrain et nous avons commencé à prendre plus de plaisir. Cela s’est ressenti au niveau des résultats, des performances en match mais aussi aux entraînements où tout le monde arrivait avec le sourire. Le fait qu’il n’y ait plus qu’une seule descente directe en Top 14 va certainement aider à libérer de nombreuses équipes. Retrouver le plaisir sur le terrain entraîne tout le monde dans une spirale positive : joueurs, supporters et partenaires. À nous de continuer dans cette voie.

Nicolas Augot
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