Le bulletin de note des ailiers du Top 14

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Publié le , mis à jour

Sur le podium des meilleurs ailier du Top 14, se trouvent les indélogeables. Tuisova, Nadolo et Nakaitaci. Midi Olympique s'est proposé de faire un état des lieux des surprises, des valeurs sûres, des déceptions et des joueurs hors concours.

Rattez, Lacroix et Dupichot les surprises

Dans notre liste, quelques nouvelles têtes sont apparues, trois sont françaises. Gabriel Lacroix et Vincent Rattez ont profité du parcours de La Rochelle. Ils ne sont pas des monstres physiques et ils ont débuté leur carrière professionnelle en Pro D2, à Albi et à Narbonne. Le premier a frôlé l’équipe de France à l’automne, le second l’a découverte en juin lors de la tournée en Afrique du Sud. Guy Novès l’ a couché directement sur sa liste et Rattez a gagné deux sélections en tant que remplaçant. Gabriel Lacroix a frappé les imaginations en réussissant un quadruplé à Bayonne... en douze minutes, le 24 décembre. Un autre ailier inattendu a vécu ses premières minutes en bleu : le Bordelais Nans Ducuing, auteur d’une saison sans éclat en club mais qui a bénéficié du forfait de Camara pour prendre l’avion vers l’Afrique du Sud. Il a gagné lui aussi deux capes, dont l’une comme titulaire et son courage en défense lui a valu des félicitations de Guy Novès. Nous avons aussi mis dans notre liste le jeune Louis Dupichot, 21 ans, très régulier sous le maillot de Pau. Il poursuivra sa carrière sous les couleurs du Racing qui ne l’avait que prêté aux Béarnais. sur le plan international, il n’a eu droit qu’aux Barbarians. On verra si ce n’est qu’une étape.

Strettle, Nagusa, Arnold, les valeurs sûres

Le vétéran de notre classement s’appelle David Strettle, l’Anglo- Clermontois de 34 ans. Il a parfaitement joué son rôle de voltigeur opportuniste au sein d’un collectif prodique en munitions de qualité. Le Néo-Zélandais David Smith a montré avec Castres qu’il n’avait rien perdu de la puissance que nous avions découvert à Toulon et qui le fit frôler une sélection chez les Bleus en 2016. C’est lui qui a le plus joué en championnat parmi ceux que nous citons. Le Fidjien du Stade Français Waisea est à notre avis trop méconnu, peut-être à cause de son identité incertaine (il a été dénommé de trois façons différentes depuis son arrivée en France). Mais il a fini co-meilleur marqueur d’essais avec 13 réalisations. Autre méconnu du grand public, le Néo-Zélandais Toby Arnold, très utilisé par Pierre Mignoni à Lyon et toujours régulier dans ses performances. Timoci Nagusa fut aussi l’un des atouts de l’arsenal montpelliérain, magré son arrivée tardive après des congés prolongés. Nous n’oublions pas non plus un autre Fidjien, qui joue à Pau, Watisoni Votu arrivé en France en 2013, lui aussi a marqué treize essais, à trente-deux ans. Il a bénéficié à fond de la deuxième partie de saison canon des Béarnais.

Imhoff, Habana : portés disparus

Il était deuxième l’année dernière derrière Tuisova. Le Racingman Juan Imhoff n’apparaît pas dans notre classement, pas plus Joe Rokocko. La saison en dents de scie du Racing ne les a pas servis. Pas de trace non plus de Bryan Habana, «monument» des Springboks et premier en 2015. Mais en 2016, nous déplorions déjà son absence. Il nous est apparu moins décisif, même s’il a marqué six essais. Mais il a manqué les phases finales sur blessure. A33 ans, il sent la nouvelle vague le dépasser. Pas de trace dans notre classement des Bordelais Connor et Talebula, si brillants ces dernières années. Le premier fut moins tranchant et le second fut longtemps blessé. Au rayon des déceptions, nous citerions Yoann Huget qui a pâti de la mauvaise saison de Toulouse. Mais Guy Novès lui a fait jouer huit matchs du XV de France, preuve que son niveau ne s’est pas non plus effondré, loin de là. Nous attendions peut-être mieux de Djibril Camara lancé par Guy Novés la saison dernière. Il n’aura joué qu’un seul match avec les Bleus cette année avant de manquer la tournée en Afrique du Sud pour une raison de passeport. Dommage, il avait une bonne chance.

Vakatawa et Raka hors concours

Cette saison encore, Virimi Vakatawa était le seul joueur du XV de France à ne pas jouer au quotidien en club. Il était sous contrat direct avec la FFR, mais on ne pouvait pas non plus ne pas le citer puisqu’il a débuté dix matchs sur onze possible avec les Bleus. Il n’a manqué que le rendez-vous de Dublin à cause d’une douleur à une cuisse. Le trois quart aile né aux Fidji est donc un homme de base de Novès, même si sa saison n’a pas été si transcendante. En février, il avait été remplacé pour la première fois contre l’Ecosse. Il avait été coupable sur les deux essais adverses. Rappelons quand même qu’en novembre, il avait réussi un triplé contre les Samoa. Mais on attendait nettement mieux de luin surtout en Afrique du Sud. Son statut particulier ne s’éternisera pas car la FFR a accepté qu’il porte les couleurs du Racing la saison prochaine. Nous avons aussi décidé de traiter le cas Alivereti Raka à part. Le jeune Fidjien (décidément !) n’a joué que huit matchs de Top 14 après une grosse blessure à une épaule, il n’a retrouvé sa place de titulaire à Clermont qu’à partir du 29 avril, mais il fut décisif en demie et en finale. C’est aussi la spécificité du poste d’ailier que de mettre en lumière des talents fulgurants. Quand on joue dans une équipe dominatrice, on est forcément abreuvé de bons ballons et l’on peut crever l’écran d’autant plus facilement.

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