Paillaugue : « J'ai bon espoir en cette année »

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    Paillaugue : « J'ai bon espoir en cette année »
Publié le , mis à jour

Le demi de mêlée de Montpellier découvre comme ses coéquipiers le changement de staff,de méthodes, de discours. Il espère beaucoup de cette nouvelle saison.

Comment se passe la reprise ?

Le fait d’avoir déjà le ballon, c’est une très bonne chose. Ça me rappelle un peu ce qui s’est passé il y a quelques années avec Fabien (Galthié, N.D.L.R.) C’est un plaisir de faire du physique avec un ballon plutôt que de courir bêtement derrière un chrono. Ça met de la bonne humeur. Après quatre semaines de vacances, tout le monde est content de toucher la gonfle.

 

Est-ce que la motivation est plus forte avec ce nouveau projet ?

Il ne faut pas cracher dans la soupe de ce qui s’est passé les années antérieures. C’était un jeu différent, avec une culture différente et qui correspond sans doute mieux à certaines personnes et moins à d’autres. C’est bien d’avoir connu autre chose avec des hauts, des bas. Le staff est différent, le jeu va être opposé à ce que nous avons proposé pendant quelques années. Le plus important c’est de se faire plaisir que ce soit avec un jeu à une passe ou avec un jeu plus aéré. Le plaisir doit rester le même : être sur le terrain et vouloir gagner des matchs. Pour revenir au besoin de changer de style de jeu, un grand entraîneur de l’équipe d’Angleterre a déclaré qu’il ne suffisait pas d’être costaud et de faire que de la muscu pour jouer au rugby, ça me fait plaisir d’entendre ça. Nous avons besoin de tout le monde. Le rugby est un sport de contact mais avant tout d’évitement. Cela va être mis au goût du jour et j’espère que nous irons vers un jeu comme ça, ce serait bien.

 

Vern Cotter a beaucoup parlé sur le fait de fédérer l’équipe, les supporters. Ressentez-vous déjà les premiers effets ?

Il est encore trop tôt pour le dire. Ça va venir avec le temps. C’est à nous de séduire les Montpelliérains, le public, de les faire venir au stade avec un jeu attractif et de bons résultats. Si on joue le haut du tableau, les gens viendront. Il faudra d’abord que nous nous fassions plaisir sur le terrain. Et ensuite je pense que ce sera transmis à nos supporters. Nous l’avons fait il y a quelques années, le stade était comble. J’ai bon espoir en cette année. C’est bien de le dire tous les ans, maintenant il va falloir le montrer. Nous sommes attendus parce qu’un nouveau coach arrive, avec des nouveaux joueurs. Je pense que nous sommes attendus aussi sur l’image du club. Il y a un travail à faire sur le terrain mais aussi en dehors.

 

Comment percevez-vous votre rôle d’ancien (il s’agit de sa neuvième saison au club) ?

Je ne suis pas le seul. Avec Fufu (Fulgence Ouedraogo), qui a connu encore plus de choses que moi dans ce club, nous sommes contents de voir des jeunes joueurs français revenir au entre de formation. Ils s’entraînent avec nous, ils sont demandeurs de conseils, ils côtoient ce qui va leur permettre de devenir professionnel. Ils ont un super état d’esprit et pour nous c’est sympa de les faire progresser. Même si on n’a pas dit notre dernier mot encore, je n’ai que 29 ans (rires). La force de Montpellier est d’avoir su former des joueurs qui ont eu de très belles carrières et qui ne sont pas finies. C’est important de le retrouver. C’est bien de revoir des joueurs du cru, ils vont nous amener et c’est une bonne chose pour l’image du club.

 

Propos recueillis par Enzo Diaz

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