Stéphane Glas : « Il y aura des passages difficiles »

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    Stéphane Glas : « Il y aura des passages difficiles »
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Après avoir aidé Oyonnax à retrouver le Top 14, Stéphane Glas est arrivé au chevet de Grenoble avec pour objectif de jouer les premiers rôles. Sans tout révolutionner.

Comment se fait la transition d’une équipe promue en Top 14 à une autre reléguée en Pro D2 ?

Je sors d’une saison en Pro D2 avec Oyonnax, avec qui nous sommes montés en Top 14. Finalement, il y a une continuité dans les objectifs (sourire). Ils sont un peu similaires à ceux que j’avais la saison dernière. Avec Oyonnax, nous avons été champions de France, nous sommes montés, c’était top. Mais l’objectif en début d’exercice était surtout d’être en haut du tableau pour se mêler à la lutte pour l’accession. Ce sera la même chose cette année. Nous voulons jouer le haut du tableau.

Une équipe reléguée est toujours meurtrie. Il faut reconstruire sur le plan du jeu et du mental. Quelle est la priorité ?

Déjà, reconstruire un groupe est important. Le Pro D2 est un championnat long, difficile. Il y a des moments qui ne seront pas marrants… Il ne faut pas rêver, il y aura des passages difficiles. Il est important de reconstruire un groupe pour pouvoir s’appuyer sur une vraie cohésion. Ensuite, à partir du moment où il y a un nouveau staff, il s’agit de reconstruire l’attaque, et la défense. Il faut des choses nouvelles. Il ne s’agit pas de comparer, de dire que c’est mieux ou moins bien. Avec un nouveau staff, il y a forcément de nouvelles choses. Nous allons nous attacher à construire le groupe et le sportif.

Dans quelles dispositions avez-vous trouvé le groupe ?

Je l’ai trouvé assez frais mentalement. Nous avions donné pas mal de vacances aux joueurs. Pour l’instant (entretien réalisé avant le départ en stage à Tignes), nous ne leur avons pas trop tiré dessus physiquement. Les préparateurs physiques gèrent bien l’effectif et font attention à bien les préparer sans les « sur-entraîner ». Ça permet aux joueurs de garder pas mal de fraîcheur physique et mentale.

Ces dernières saisons, Grenoble avait une attaque performante mais ne brillait pas en défense. Ce secteur est-il la priorité ?

Oui. Lors de la première réunion collective que nous avons organisée, nous avons beaucoup parlé de défense. C’était un souci ces dernières saisons, il s’agira de faire mieux. Déjà, en descendant d’un niveau, j’espère que l’équipe sera performante. Concernant l’attaque, en Pro D2, le coup d’envoi des matchs est à 20 heures, parfois 20 h 45. Quand tu joues à l’extérieur en plein hiver, il ne faut pas rêver. Ce sont des matchs où il faut surtout batailler devant ! Je l’ai connu l’année passée. Lors de certains matchs, nous avons pu produire des choses intéressantes offensivement. Mais d’autres matchs sont cadenassés et se jouent principalement sur la conquête.

Malgré cela, allez-vous garder des éléments de l’attaque existante ou comptez-vous faire table rase du passé ?

On gardera sûrement certains éléments mais pas tous. Nous en avons discuté ensemble au sein du staff. Nous venons avec nos idées. Nous avons présenté aux joueurs le nouveau fonctionnement en attaque.

C’est une nécessité liée aussi aux spécificités du Pro D2 ?

C’est sûr qu’en Pro D2, c’est parfois compliqué de jouer sur du large-large. Parfois, nous serons obligés de réduire la voilure. 

Propos recueillis par Sébastien FIATTE

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