Les ambitions de Saint-Nazaire

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    Les ambitions de Saint-Nazaire
Publié le , mis à jour

Né en octobre dernier sur les cendres du Saint-Nazaire Rugby Loire-Atlantique, le Saint-Nazaire Ovalie vivra sa première saison pleine et entière.

Après la liquidation du Saint-Nazaire Rugby Loire-Atlantique en octobre dernier, la plus angoissante question était : est-ce que le rugby va continuer à vivre à Saint-Nazaire ? D’un commun accord (comité régional, ville et dirigeants), il a été décidé de tout faire pour sauvegarder ce qui restait d’un club créé en 1908. Avec les jeunes comme priorité, et la nouvelle équipe dirigeante, Laure Guiraud-Toti (présidente) et Johan Fornier (secrétaire et directeur sportif) en tête, a réussi son audacieux pari. Avec les jeunes de l’école de rugby et les moins de 21 ans finalistes du championnat Bélascain en fer de lance. « Ce n’était pas facile, affirme la présidente, on est parti avec zéro euro en poche pour terminer la saison avec un budget de 68 000 €. » Des efforts salués par Gaëlle Bénizé-Thual, l’adjointe aux Sports de la ville : « Merci d’avoir maintenu le rugby à Saint-Nazaire. Tout le monde parle de rugby ici et la mairie sera toujours là pour vous aider à reconstruire. » Un chantier passionnant qui s’ouvre en Honneur la saison prochaine. Le comité régional a, en effet, accordé le droit au SNO de repartir au plus haut niveau régional, là où d’autres clubs dans le même cas dans d’autres comités, sont repartis en Quatrième Série. Mais ce sésame est assorti d’une clause restrictive. Même s’ils terminent à la première place, les Nazairiens n’accèderont pas directement à la Fédérale 3.

Faire revivre le Pré-Hembert

Ils devront pour cela passer par les barrages fédéraux et donc gagner trois matchs et se qualifier pour les quarts de finale, synonymes de billet pour la Fédérale 3. Pas de quoi altérer le moral de Johan Fornier : « Notre ambition est d’être champions de France. L’accession n’est pas un objectif suffisant. Avec nos jeunes, on s’est toujours fixé des challenges élevés. » Ils sont formés dans la maison rouge et noir et ils constitueront, pour une partie, l’effectif de la prochaine saison. Même si onze des Bélascain quittent le club pour des formations professionnelles. Johan Fornier l’affirme, il pourra compter sur cinquante joueurs avec le retour de quelques anciens. Il entraînera le groupe avec Victor Muret, Cyde Mauahiti et Régis Casset. Aucun des joueurs ne touchera de primes. « On préfère les accompagner dans leur travail et leurs études », prévient la présidente. « On est sur une génération de joueurs qui sont nés au club. Ils ont l’amour du maillot. Leur moteur c’est la compétition », souligne Johan Fornier. Côté finances, Laure Guiraud-Toti a établi un budget prévisionnel de 210 000 € (comprenant la subvention municipale de 20 000 €). « On doit enclencher des recettes autres que la subvention », dit-t-elle. D’autant plus qu’avec le changement de nom, le club est pour l’instant (le dossier est en conciliation à la FFR) privé des indemnisations de formation (entre 2 000 et 3 000 € pour le club formateur). Une péripétie de plus qui ne douche pas la volonté des nouveaux dirigeants. « On veut faire revenir nos spectateurs au stade, faire revivre le Pré-Hembert », assure Laure Guiraud-Toti. Pour connaître l’impatience de nombreux supporters, nous pouvons vous garantir que cet autre pari sera gagné.

Par Gilles DAVID

 

Digest

Saint-Nazaire Ovalie

Date de création : octobre 2016

Nombre de licenciés : 400

Plus haut niveau atteint : Honneur (en 2017-2018)

Palmarès : finaliste championnat Bélascain 2017

Budget : 68 000 € (210 000 € en 2017-2018)

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