Revue d'élite des troisièmes lignes

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Publié le , mis à jour

De Jelonch à Dusautoir en passant par Nyanga, Ross et Gorgodze, retrouvez les troisièmes lignes qui ont marqué (ou pas) l'exercice 2016 - 2017.

Ross et Jelonch suprennent

Au sein d’un classement aussi riche en talents (probablement dû à la richesse des effectifs du Top 14 à ce poste de troisième ligne, nerf de la guerre dans le quotidien du championnat), les surprises se comptent nécessairement sur le doigt de la main… À ce titre, la 5e place du Parisien Jono Ross peut paraître étonnante. Mais ce serait oublier l’importance du flanker sud-africain au sein de l’effectif parisien, auteur d’une fin de saison en trombe conclue par un titre en Challenge européen. Autre présence non attendue, celle du jeune Castrais Anthony Jelonch, passé en quelques mois du rang d’espoir du club à celui du XV de France, ainsi qu’en témoigne sa convocation pour la tournée en Afrique du Sud, malheureusement non récompensée par une sélection. Des honneurs auxquels ont eu droit le Briviste Fabien Sanconnie durant le Tournoi et le Toulousain Yacouba Camara lors de la tournée estivale en Afrique du Sud (au terme d’une saison aux deux tiers gâchée par une rupture des ligaments croisés), où il fut l’un des rares tricolores à tirer son épingle du jeu. Enfin, on mentionnera le Béglo-Bordelais Luke Braid, exceptionnel guerrier à qui le départ de Raphaël Ibañez a coûté sa place de titulaire en fin de saison. 

Gorgodze, Fernandez Lobbe, le crépuscule des idoles

La saison dernière, Mamuka Gorgodze avait été le lauréat de notre classement. Peu utilisé par Dominguez, guère plus par Cockerill, le Géorgien a connu une saison frustrante, à l’image de son entrée en jeu en finale marquée par plusieurs fautes évitables. À Toulon également, Juanne Smith s’est bien accroché, sans toutefois retrouver le niveau de ces dernières saisons, tandis que Juan-Martin Fernandez Lobbe a carrément perdu son statut de titulaire. Même peine pour Alexandre Lapandry à Clermont, supplanté par Yato en Coupe d’Europe et Cancoriet en Top 14. Grosse déception également pour les duettistes du Racing 92 Bernard Le Roux et Wenceslas Lauret, qui ont accumulé les pépins individuels et globalement pâti de la saison délicate des Franciliens. Au rayon dés « méritants » on citera également Jean Monribot, trop longtemps absent avec Bayonne en raison de commotions, ou Romain Sazy, dont la bonne saison avec La Rochelle aurait pu mériter un accessit. 

Nyanga et Armitage résistent, clap de fin pour Dusautoir

Auteur d’une prestation exceptionnelle en match de barrages à Montpellier, Yannick Nyanga a rappelé, lors de ces seules 80 minutes, à quel point son talent ne pâtissait pas des affres du temps, en dépit d’une saison gâchée en club par les affaires extrasportives. L’ancien Toulousain a même réussi la gageure de sortir des performances plutôt régulières toute la saison, un petit exploit au sein d’une formation marquée par le syndrome du yo-yo… Dans un registre différent, Steffon Armitage a justifié son transfert à Pau, et démontré qu’il n’était pas arrivé dans le Béarn en préretraite. La belle saison de la Section doit en effet beaucoup à l’abattage de l’ex-Toulonnais au sol, qui a permis plus souvent qu’à son tour aux Néo-Zélandais de derrière de briller. Enfin, on mentionnera les inoxydables Alexandre Bias et bien sûr la légende Thierry Dusautoir, dont la sortie avec Toulouse n’aura pas été à la hauteur de son immense carrière. On ne lui fera pas l’offense de s’en souvenir trop longtemps... 

Goujon et Ollivon attendus au tournant

Sa deuxième saison à Bordeaux-Bègles devait être celle de la confirmation. Las pour Loann Goujon, elle restera plutôt une déception. Malgré un temps de jeu plus qu’honorable (20 titularisations dont 5 en Coupe d’Europe) l’ancien Rochelais n’a que trop rarement évolué au niveau qui avait fait de lui un international. La preuve s’en est d’ailleurs ressentie en Bleu, où Goujon n’a été titularisé qu’à une reprise durant le Tournoi (contre l’Écosse) avant de sombrer lors de la tournée en Afrique du Sud. Clairement, ce dernier se doit une revanche la saison prochaine. Le constat sera moins sévère pour le Toulonnais Charles Ollivon, dont la frustration consistera une fois de plus à avoir payé un lourd tribut aux blessures. En effet, après des tests de novembre prometteurs, l’ancien Bayonnais a une nouvelle fois été victime de la malchance lors du jour de l’An face au Racing 92, avec une grave entorse de la cheville qui l’a pénalisé pour toute la suite de la saison, au point de le faire manquer les phases finales avec le RCT. Avec l’arrivée de Galthié, on attend désormais d’Ollivon qu’il tourne la page et franchisse le cap qui doit faire de lui un cadre du XV de France.

Nicolas Zanardi
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