Romain Sazy: « On mérite de se tester à la Champions Cup »

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    Romain Sazy: « On mérite de se tester à la Champions Cup »
Publié le , mis à jour

Rochelais depuis 2010 et engagé jusqu’en 2019, Romain Sazy ne montre aucune lassitude à l’entame d’une saison où son club ne sera plus regardé de haut. 

La déception de la demi-finale est-elle vite passée ?

Forcément, on a eu quelques regrets en ayant perdu la demie mais on a vite décompressé. On s’est vite projeté sur la prochaine saison. L’erreur, ça aurait été de rester trop longtemps sur cette demie. Il faut se servir de l’expérience de cette saison pour attaquer l’autre. Refaire le match 50 fois, non. Ce qui est sûr, c’est que terminer premier, ça ne veut pas dire que tu es champion, loin de là.

Que pensez-vous du recrutement ?

Le recrutement, il a été ciblé avec des joueurs de qualité, d’expérience et pas mal de jeunes. C’est très bien, on est très content que le groupe s’élargisse encore. je pense que ça se passera bien avec Kerr-Barlow et Ranger. Ils devront rentrer dans le moule.

Vous allez disputer la Champions Cup pour la première fois ...

C’est une récompense de la saison passée. Jouer la Champions Cup, c’est un privilège. Déjà, on va recevoir au minimum trois grosses équipes à Marcel-Deflandre dans un stade à guichets fermés, j’en suis sûr. Je ne peux pas dire que ce serait mieux de recevoir les Italiens, ce serait leur manquer de respect. Mais ça va être autre chose, un ton au-dessus, avec des matches engagés. Il va y avoir de la vitesse. On ne l’a pas volé, on mérite de se tester à la Champions Cup.

Nouvelle tribune, centre de performance : La Rochelle est un club en construction permanente...

Chaque année, il se passe quelque chose. Cette année, il va y avoir la tribune Apivia, qui va être recouverte, avec des loges. Puis le centre de performance, un outil monstrueux pour pouvoir bien bosser. Honnêtement, on ne va manquer de rien. Ça ne fait pas tout mais ça y contribue. On a la chance d’avoir au-dessus une présidence aux petits soins et qui ne se trompe pas trop.

Votre longévité de 7 ans à La Rochelle fait-elle de vous un leader ?

Ça ne m’apporte rien mais on est un groupe de quelques joueurs avec Uini (Atonio), ou Kevin (Gourdon) à avoir chèrement bataillé pour la montée en Top 14, après trois ans de Pro D2. Forcément, on est les garants d’un message. On sait d’où l’on vient.

La tournée avec les Barbarians en juin en Afrique du Sud, ce fut comment ?

C’est d’abord une expérience humaine énorme. Passer 15 jours avec des mecs de différents clubs, avec qui on bataille tous les week-ends, et qu’au bout de deux-trois verres, il y a des liens d’amitié qui se créent comme si ça faisait six mois ou un an qu’on jouait ensemble, c’est ça qui est magique. Et Fred Michalak en capitaine, c’est monstrueux. C’est un super mec, je ne le connaissais pas du tout. Humainement, c’est magique. Puis avec (Clément) Poitrenaud ou (Arnaud) Méla, ça fait de beaux noms. Je souhaite à tout le monde de connaître ça.

Propos recueillis par Arnaud Bébien

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