La Rochelle en construction perpétuelle

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    La Rochelle en construction perpétuelle
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La page de la saison dernière est définitivement tournée pour les Rochelais. Plusieurs nouveautés les attendent : la Champions Cup mais aussi des infrastructures renforcéesau stade et pour s'entraîner.

«Je n’ai pas revu la demi-finale. » C’était il y a une dizaine de jours, au détour d’une réponse. Le manager rochelais Patrice Collazo confie alors ne pas avoir visionné le match de la demi-finale de Top 14 contre Toulon, perdu 18-15 à Marseille. Non pas qu’il s’agit d’un souvenir encore douloureux mais pour lui, la page est tournée. « On a chuté en demi-finale, mais il faut se relever, insuffle-t-il. Il faut continuer à construire, à densifier, à solidifier les bases. C’est ce qu’on a toujours fait. C’est un éternel recommencement, faire mieux et aller le plus loin possible. » Depuis le 6 juillet à Saint-Martin-de-Ré, les Maritimes sont au boulot dans la perspective de l’ouverture du championnat qui les enverra à Brive, le 26 août, puis au Stade Français, avant la réception du champion de France clermontois pour le premier match à domicile. De ce qui a plutôt bien fonctionné la saison dernière, le technicien, arrivé en 2011 à La Rochelle, en retient la philosophie, la ligne de conduite : « Ce qui a fait que l’année dernière ça a marché, c’est qu’on avait des convictions. On s’est entêtés, on a été jusqu’au bout. Si on change de cap toutes les deux minutes, on perd les joueurs, on se perd nous-même, et on perd tout. » Voilà qui est clair. On continuera à ne pas se prendre pour d’autres. « Ce n’est pas parce qu’on a été gagné sept fois à l’extérieur la saison dernière qu’on fera la même chose cette année », déclare encore Patrice Collazo.

Pas d'annonces tapageuses

Doyen de l’effectif (il entame sa huitième saison), le deuxième ligne Romain Sazy est complètement en accord avec les valeurs des Jaune et Noir : « La politique du club, ça n’a jamais été d’annoncer des objectifs improbables. On est toujours resté mesuré et ça, ça ne changera jamais. » Pour la saison à venir, il ne faudra donc pas s’attendre à autre chose. Et c’est au fond assez logique : l’équipe est montée en 2014 en Top 14 et n’a depuis cessé de grimper dans la hiérarchie. Au point de finir aux portes d’une finale européenne (celle du Challenge) et du championnat au printemps. Cette saison, le club jouera la Champions Cup pour la première fois de son histoire dans une poule relevée (Wasps, Ulster, Harlequins). La volonté d’avancer, c’est ce qui a guidé le recrutement. Avec les arrivées de plusieurs joueurs français d’expérience : Grégory Lamboley (ex-Toulouse), Jean-Charles Orioli (ex-Toulon), Geoffrey Doumayrou et Jérémy Sinzelle (deux ex-Stade français). Mais aussi deux All Blacks, le demi de mêlée de 25 ans des Chiefs, Tawera Kerr-Barlow et un centre de 30 ans, René Ranger. S’il manque Kerr-Barlow (lire en portrait) et Ranger, tous les autres sont bien arrivés. Fin juillet, Patrice Collazo ne cachait pas sa satisfaction sur les nouveaux venus. « J’ai eu l’opportunité d’entraîner les trois-quarts sur la préparation, et je peux vous dire que ça n’a pas monté d’un cran mais de plusieurs. J’étais très content de voir l’implication des nouveaux joueurs. » Voilà qui promet donc pour donner du plaisir à des supporters toujours plus nombreux au stade (16 000 contre 15 000 depuis 2014). En effet, si La Rochelle jouera ses premiers matchs à l’extérieur, c’est pour permettre la fin des travaux de la tribune Apivia, dont la livraison complètement recouverte est attendue pour début septembre. De même que le centre de performance du même nom où tout sera concentré, avec un terrain synthétique couvert. Ce qui sera bien pratique l’hiver venu. Cette croissance dans les infrastructures fait partie du plan quinquennal « Écrire notre histoire 2020 ». Président depuis 26 ans du Stade rochelais, Vincent Merling a le mérite d’avoir toujours entretenu une dynamique. La preuve, le budget devrait encore croître cette saison pour atteindre les 25 millions d’euros.

écrit par Arnaud Bébien

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