L'USAP en pleine ascension

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    L'USAP en pleine ascension
Publié le , mis à jour

Privée de phases finales les deux dernières années,  l’USAP entend avoir appris de ses erreurs passées. Pour leur quatrième saison de pro d2, les catalans ont décidé  de regarder droit devant et de retrouver les sommets tout en restant pragmatiques. 

La belle mécanique commence à être huilée. Après une fin de saison tonitruante (quatre victoires dont trois bonifiées sur les cinq dernières rencontres) qui les aura vus échouer à deux points des demi-finales, Perpignan se présente pour ce nouvel exercice avec des certitudes et des envies. Des certitudes dont la première d’avoir trouvé une épine dorsale au sein de l’effectif ainsi qu’une cohésion. En prolongeant un grand nombre de ses cadres expérimentés, les Mailau, Mamea Lemalu, Strokosch, Piukala ainsi qu’une partie de la jeune garde catalane, les Ecochard, Brazo, Bachelier, Farnoux, Carbou, Chateau, Forletta, Selponi pour ne citer qu’eux, l’Usap a « fidélisé » sa confiance à un groupe homogène. En musclant aussi son pack avec les arrivées de Sione Tau, Berend Botha et Yassin Boutemanni tout en apportant de la mobilité avec Eru Shahn. Certes, il faudra faire sans la figure de proue Brice Mach mais des certitudes sont nées au cœur de la fin de l’hiver dernier. Elles font dire à l’aube d’une nouvelle saison au directeur sportif Christian Lanta que « l’état d’esprit est remarquable, sur la lancée de la fin de la saison. Nous sommes convaincus qu’il y a un vrai potentiel. Avec la cohésion et la stabilité, nous espérons en faire une très bonne équipe. Je crois que nous avons trouvé petit à petit nos marques dans le jeu en fin de saison dernière. Nous avons progressé, ce n’est plus la même dynamique. Il y a une vraie philosophie et un vrai projet de jeu, il faut valider tout ça » analyse l’expérimenté technicien qui compte sur la frustration de l’an passé pour faire franchir un cap à ses hommes.

L’espoir d’une évolution

Il est vrai que l’Usap a fait plaisir à voir à ses exigeants supporters lors de la deuxième partie de saison.Avec 88 essais inscrits, elle a même terminé co-meilleure attaque du championnat, réaffirmant ses ambitions au travers d’un jeu tout sauf frileux. De quoi satisfaire le pragmatique président François Rivière qui a « appris et compris deux choses : la relégation était le résultat de pleins de facteurs et pas uniquement la non-réussite sportive. Parmi lesquelles, les conditions d’entraînements, de préparation, des moyens apportés, de la concentration et de la cohésion d’équipe. L’ensemble de ces facteurs nous ont été défavorables. » Avec le travail remarquable du trio Lanta-Arlettaz- Freshwater dont il pense le plus grand bien François Rivière s’est donc attelé à ses défaillances. Car c’est là l’autre nouveauté, une véritable révolution physique s’est produite cette saison du côté d’Aimé-Giral. Dans le sillage du nouveau trio de préparateurs, l’ancien ailier de la maison, passé par le XV de France notamment Laurent Arbo, son compère Marc Milhau passé par le Castres Olympique en même temps que lui entre 2013 et 2016 et Ange-François Costella, transfuge de l’équipe de football de l’Olympique Lyonnais, l’Usap a fait évoluer ses compétences. Une volonté commune partagée par les dirigeants et le staff. Le président François Rivière, désireux de revoir le club phare des Pyrénées Orientales et du Roussillon en haut de l’affiche l’a compris : « Nos objectifs sont simples, il est que cette année nous soyons dans les premières places du championnat et que l’on soit sur le podium. Je ne peux pas donner un objectif de remontée absolue car on sait bien qu’il y a le facteur chance et le facteur aléa et à l’Usap il ne nous a pas toujours souri et été favorable dans le passé. Par contre compte tenu de notre budget à hauteur de 10 millions, des moyens engagés avec un renforcement du nombre de partenaires (près de 300, et un renforcement de 300 000 euros, N.D.L.R) de la réorganisation du club, de l’investissement que l’on fait dans les joueurs, la préparation physique, dans les entraîneurs, dans les structures du club, je pense que l’on peut donner un objectif d’être dans les deux ou les trois premiers du championnat. » Un discours que tempère quelque peu Christian Lanta qui a pour « objectif réaliste d’être dans les six » mais sait aussi que « rien n’est gagné dans un Pro D2 en pleine métamorphose. Cette année, nous n’aurons quasiment pas de coupure, ce sera un championnat continu, concentré. » poursuit le directeur sportif. Difficile de lui donner tort avec les six premières journées. Un bloc d’enfer qui permettra très vite de savoir si l’Usap du capitaine reconduit Lifemi Mafi est sur le bon chemin et si elle a enfin appris de ses erreurs passées. En avant !

écrit par Enzo Diaz

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