La jeunesse dorée du Bouscat

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    La jeunesse dorée du Bouscat
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Après quelques années difficiles, les équipes de jeunes de l’US Bouscataise ont retrouvé cette saison de belles couleurs.

«C’est une génération exceptionnelle. » Hervé Loume ne tarit pas d’éloges sur ses protégés, et il a de quoi. Deux boucliers (Côte d’Argent, Nouvelle Aquitaine) en une saison, les jeunes cadets des Trois B (Bouscat, Bruges, Blanquefort) se souviendront longtemps de cette année en Teulière B. Pour l’entraîneur des avants de l’équipe 1, l’année passée a été « du pur plaisir ». En un an d’existence, l’entente des Trois B aura donc porté ses fruits. « Tous les enfants ont pu jouer et ça tous les week-ends », pour Hervé Loume l’objectif premier de l’entente est atteint : offrir à chacun du temps de jeu. « Bruges et Blanquefort manquaient d’effectif pour monter une équipe et nous pour en créer une deuxième. Chaque samedi, on se retrouvait avec une dizaine de jeunes mis de côté, on ne pouvait pas continuer. » Un effectif riche qui a permis « un nivellement par le haut » avec « 35 à 40 gamins à chaque entraînement, on progresse ». Et un encadrement dévoué, aux côtés de Hervé Loume, Cyprien Comps, Arnaud Coussirat, Fred Dieval et François Pin épaulé de Virginie et Florence et de tous les parents. L’année prochaine tous ensemble, ils repartent pour une nouvelle aventure. Et les ambitions seront légitimes. Les minimes bouscatais ont comme leurs aînés brillé cette saison en atteignant pour la première fois dans l’histoire du club le plus haut niveau régional. Les jeunes de la banlieue bordelaise ont rivalisé avec les grosses écuries (Pau, La Rochelle, Bègles). Les petits Rouge et Bleu ont de belles années devant eux.

 

Un projet ambitieux pour l‘équipe première

Les bons résultats des jeunes ont réveillé les ambitions enfouies de l’équipe fanion. Frustré de ne pas avoir pu capitaliser sur une génération 1989-1993 « dorée », Le Bouscat entend ne pas reproduire les mêmes erreurs. Walter Ayrault, coach des lignes arrières bouscataises ne se cache pas, « l’objectif est d’atteindre le plus haut niveau régional d’ici deux ans, en s’appuyant sur la formation ». L’entraîneur bouscatais le sait, le chemin vers les sommets sera semé d’embûches. « Le niveau monte chaque année, déjà cette saison on devra se frotter à l’ogre Saint-André-de-Cubzac et ses joueurs de Fédérale. » Pour relever de tels défis, le club a pris un nouveau virage. Pour sa deuxième année, le duo Éric Vio, Walter Ayrault pourra compter sur des joueurs plus expérimentés, attirés par la nouvelle politique du club et venus renforcer l’effectif rouge et bleu. « Nous nous sommes appuyés sur nos partenaires pour offrir des emplois et mettre en place un système de prime de match. » Preuve en est qu’avec un minimum de moyen, le Bouscat peut nourrir de belles ambitions. Mais ces moyens, le club est allé les chercher seul. Depuis un moment maintenant, du côté de Jean-Jaurès on se sent un peu abandonné. Tous les ans les promesses affluent sans pourtant que rien ne change. Le terrain principal et celui de l’annexe sont « livrés à eux-mêmes », leur état décline de saison en saison et rien n’est fait pour qu’il s’améliore. La tribune, quant à elle, « vitrine du club et sources de revenus » est laissée à l’abandon. Alors que les travaux ont débuté il y a trois ans, les gradins sont aujourd’hui toujours fermés avec un chantier totalement arrêté. Des obstacles dans la progression d’un club qui ne demande qu’à grandir et même si tous les voyants ne sont pas verts, joueurs, dirigeants, bénévoles, restent tous optimistes pour la saison à venir.

 

par Félix Comane

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